Le processus DSCRP sur le tamis

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Après l’exécution de la première génération et le déclenchement de la deuxième génération avec le démarrage de sa 1ère étape le 18 août 2010, l’heure est  à l’évaluation du processus DSCRP (Document de la Stratégie de Croissance et e Réduction de la Pauvreté). On veut connaître les faiblesses du Dscrp 1 en vue d’éviter qu’elles ne se répètent au niveau de deuxième génération. 

            C’est la raison qui justifie la rencontre du vendredi 15 octobre 2010 entre le ministre du Plan et la presse. Olivier Kamitatu était entouré pour la circonstance du coordonnateur du processus UPPE-DSCRP Dieudonné Essimbo et ses collaborateurs, du représentant des partenaires dont le team leader du PNUD.

            Dans sa communication, le ministre du Plan a souligné qu’il était question de faire le point sur l’état d’avancement du processus DSCRP depuis le lancement officiel des travaux d’élaboration du Dscrp 2. Quel chemin reste-t-il à parcourir jusqu’à l’élaboration du Dscrp 2 ?

            En réponse aux questions, le ministre a indiqué qu’il y a cinq étapes à parcourir pour le processus d’élaboration du Dscrp 2, dont certaines peuvent être menées conjointement. 

Voici les 5 phases du Dscrp 2 

            La première étape concerne la définition du profil de la pauvreté.

Il faut que le gouvernement soit en mesure d’indiquer à quel niveau se situe actuellement la pauvreté. Pour rappel, en 2005, elle se situait à 71% selon des études menées.

            La deuxième étape est relative à la sélection des priorités sur la base des résultats des consultations participatives.

            Cette phase sera réalisée dans le cadre de l’Etude nationale prospective au terme de laquelle pouvaient être connus la vision et les défis de développement de la Rdc à l’horizon 2035. Le démarrage de cette étude est en attente du bouclage de son financement.

            La troisième étape porte sur les stratégies sectorielles, les programmes d’actions prioritaires (PAP) et sur la budgétisation dans le cadre des dépenses à moyen terme.

            C’est la phase la plus active ayant démarré en juillet 2010. Elle touche  la planification stratégique et opérationnelle pour tous les ministères qui composent le gouvernement.

La quatrième phase concerne la mise en place d’un système de suivi-évaluation. Un élément qui a manqué dans le Dscrp de première génération dit Dscrp 1.

            L’UPPE-SCRP travaille actuellement, avec l’assistance technique de la Banque mondiale et de l’INS (Institut national de statiques), à la détermination des indicateurs de suivi qui permettront d’évaluer les progrès accomplis  vers les objectifs finaux.

            Enfin, la cinquième et dernière étape portera sur les actions de vulgarisation de la version finale du Dscrp 2 à travers tout le pays et auprès de toutes les forces vives de la nation.

            En effet, il s’agira de l’ultime acte d’appel à l’adhésion à la vision du développement du pays et aux orientations stratégiques définies en vue d’affronter les défis importants qu’impose la progression de populations vers une vie meilleure.

Dominique Mukenza 

 

 

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