Le Prix Lucien Tshimpumpu sera décerné cet après-midi

0
67

Les travaux  des premières  journées déontologiques de la presse congolaise  sous la houlette de Jed, Omec et l’Unpc se sont poursuivis, hier mardi 05 mai  2015 à l’hôtel Venus. Cette journée a été particulièrement marquée par  trois interventions, celles de  Joseph Poto-poto de l’Unesco, Didier Mumengi, homme de culture et ancien ministre de l’information et de Kinkey Mulumba, actuel ministre chargé des Relations avec le Parlement.

Didier Mumengi  a planché sur l’épineuse  question du financement de la presse privée en RDC pour une meilleure position de la trésorerie.

Dans son entendement, pour que les produits médiatiques deviennent compétitifs à l’instar d’autres produits de grandes consommation, il faut absolument  que ceux-ci  répondent  à un  certain nombre des préalables, dont l’amélioration  du  contexte  général qui repose sur l’impératif d’informer  et celui  d’être informé. Ainsi, la réussite de ce préalable a-t-il indiqué,  passe nécessairement par une loi de sécurisation des sources  des journalistes; l’institution d’une commission nationale d’accès aux documents administratifs pour permettre aux journalistes d’avoir la bonne information ; la protection des écrits et œuvres médiatiques comme c’est le cas  des œuvres de l’esprit ; l’urgence de réglementer  la publicité, principale source des revenus des médias  au regard de l’avènement des médias électroniques ; institution d’un code congolais des normes publicitaires pour imposer une fiscalité ; la fonction formative des personnes ressources ;  la fonction éducative dans sa dimension éthique et déontologique.   Cependant,  au niveau de la corporation proprement dite, Mumengi a recommandé aux patrons de presse de bien rémunérer    les journalistes pour être capables de mettre sur le marché des produits compétitifs ; réglementer les médias électroniques par une charte des médias en ligne ; mettre en place d’un régime fiscal spécial pour les médias ;  avoir une messagerie de la presse congolaise ; constituer un bouquet, construire des immeubles de rentes pour alléger les charges de la presse.

Kinkey Mulumba  est intervenu sur la liberté de la presse à l’épreuve des réseaux. Tout en reconnaissant tous les progrès accomplis dans le secteur des médias et dans l’appropriation des nouvelles technologies de l’information et de la communication, il a  relevé que la venue de tous ces réseaux pose aux professionnels des médias  un sérieux problème dans la production des contenus qui comporte à la fois des points forts et de points faibles dont les journalistes doivent impérativement tenir compte. Cela du fait que la plupart d’utilisateurs de ces technologies ne sont pas des professionnels de l’information.  En termes des points forts, Kinkey a reconnu que la force de ces médias permettent des contacts physiques. Quant aux faiblesses des contenus de ces réseaux,  c’est l’absence d’une instance de validation des contenus du fait que les médias sociaux sont  réputés  faire la promotion des antivaleurs, xénophobie et d’autres dangers. Pour illustrer cette dérive des médias sociaux, il a évoqué les événements malheureux du mois de janvier, dont certaines images ne provenaient pas du tout de ces manifestations. Kinkey Mulumba a de ce fait invité les journalistes à s’assumer par un professionnalisme sans faille  face au flot d’informations qu’ils reçoivent afin d’éviter la mort du journalisme traditionnel.

         A la fin de cette journée, les participants ont été répartis en   commissions  sur le thème général : les voies de la paix et de la stabilité en RDC  avec cette question : que peuvent faire concrètement les médias ? Problème et solutions.   Pour essayer de réfléchir sur ce thème général, trois commissions ont été instituées, la commission régulation et autorégulation des médias ; code d’éthique et de déontologie ou de bonne conduite ainsi que la commission sécurité des journalistes.  La somme de ces travaux sera ce matin débattue en plénière  afin de  permettre aux participants d’en faire des recommandations.

         Signalons que ces journées déontologiques seront  clôturées  cet après-midi avec   la remise du «Prix Lucien Tshimpumpu» aux différents lauréats, laquelle sera précédé de la présentation de l’ouvrage de l’Omec sur «Le monitoring des médias en période électorale». Le programme de cette journée prévoit ainsi entre 9 heures et 12 heures, la présentation des rapports des commissions avec débats et adoption.

VAN