Le PDCI soulève le problème de la gouvernance des chrétiens

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La mauvaise gestion qui caractérise la gestion des ressources naturelles de la RDC, et qui ne permet pas aux Congolais de jouir des bénéfices de cette nature généreuse que Dieu leur a donnée, a été fustigée une fois de plus, par les cadres du Parti chrétien démocrate pour le développement intégral du congolais, ainsi que les responsables religieux de quelques communautés de l’E.C.C.. C’était samedi dernier, au temple de la 15 ème Communauté baptiste du fleuve Congo, à Bandalungwa, à l’occasion du lancement officiel des activités de cette formation politique.

Au cours du culte d’actions de grâces, le révérend pasteur Dr. Bekofe a dans son prêche, attiré l’attention des hommes politiques sur l’objectif de leurs partis qui est la conquête du pouvoir pour sa conservation. Car, pour la plupart, ils le conservent à leur seul profit au détriment de la grande majorité. Ils relèguent au second plan, la crainte de Dieu qui n’est autre que l’observance de ses lois.

Or, dans ses Ecritures, Dieu nous prévient que si nous bâtissons sans lui, notre maison, nous le faisons en vain. Et si les sentinelles veillent sans Dieu, elles le font en vain. Voilà pourquoi il a salué la naissance des partis chrétiens qui entendent privilégier la gestion du pays selon les enseignements de Dieu.
Quant à la gestion de la RDC, le révérend pasteur Dr. Freddy Bekofe demande que nos dirigeants chrétiens fassent un effort pour gérer les ressources naturelles, conformément aux Saintes Ecritures.

 

Il a rappelé à cette occasion, la terrible catastrophe de Karkatoa de 1883 en Indonésie, qui a vu un volcan entrer en éruption et dont les vagues se sont répandues jusqu’à 10 KM. Son onde de choc a atteint certains coins de la planète et a été ressenti jusqu’à Madagascar.
Ce genre de catastrophes montre que Dieu est maître de l’Univers et c’est à lui que nous devons nous reconnaître nous les chrétiens. Hommes et femmes politiques, vous aurez des comptes à rendre à Dieu, au moment du grand Karkatoa, sur la manière dont vous avez géré ce monde, a laissé entendre le révérend pasteur Freddy Bekofe.
Il a pour terminer, exhorté les dirigeants politiques à travailler dans la crainte de Dieu. Car, a-t-il fait remarquer, lorsque Dieu est associé à la gouvernance, il assure le succès.

Le révérend pasteur Paul Diakese a pour sa part, interpellé les leaders politiques en leur faisant comprendre que le pouvoir qu’ils détiennent vient du peuple. De ce point de vue, ils lui doivent des comptes sur la manière qu’ils l’ont géré.
Pour le secrétaire général de cette formation politique, Robert Bompese Bokayilo,  notre pays a connu et connaît encore des crises récurrentes et multiformes, malgré la succession de différents régimes politiques et malgré les différentes constitutions, certaines dites révolutionnaires.
Il note à ce sujet, que de 1960 à ce jour, tous ces régimes sont caractérisés par l’absence d’une vision claire avec des objectifs précis pour préparer l’avenir de la nation. A ses yeux, l’abandon des principes divins n’est pas étranger à cet échec.

Le secrétaire général du PCDI reste persuadé que les solutions de notre pays, ne peuvent être trouvées que par des Congolais et au Congo. Son parti s’emploie à cet exercice avec la détermination d’apporter un réel changement avec un nouvel ordre fondé sur les valeurs morales, chrétiennes et démocratiques.
Dans sa vision politique, le parti politique cher à Gabriel Bolenge s’efforce de donner une nouvelle image de ce beau et grand pays auquel Dieu a tout donné. Avec une brochette d’intellectuels issus de toutes les disciplines scientifiques, ils situent Dieu au premier plan, pour régenter la marche du pays au lieu de pérenniser le clivage actuel des blocs Est – Ouest avec une bipolarisation du pays en blocs antagonistes. 

Dans son allocution de circonstance, le président national du PCDI a rendu grâce à Dieu, pour avoir béni la création de sa formation politique qui se donne pour préoccupations essentielles, de réfléchir davantage sur la marche de notre pays, en vue d’actualiser la stratégie pour sa gestion, ainsi que la mise en œuvre du plan d’action de sa gouvernance.
Gabriel Bolenge a lors paraphrasé le sociologue français Tocqueville qui écrit que la vie politique se construit avant tout sur les loyautés proches, les rapports de proximité. Il a conclu qu’il faut amener les hommes et les femmes à accepter de se gouverner eux-mêmes. Ce qui nécessite un fonctionnement politique souple et familier et non, une bureaucratie lointaine.

Pour lui, la gouvernance est la responsabilisation, mais aussi l’écoute. Le numéro un du PCDI s’est alors posé la question de savoir si la gouvernance moderne un style de gestion plus négociée, ou bien une dynamique alternative de démocratisation approfondie.

J.R.T.

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