Le parti présidentiel face à l’UNC : le PPRD répondà Vital Kamerhe

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Bongeli salue le retour de « Tshitshi »
Le Parti  du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a donné, mardi 21 décembre 2010, sa lecture sur l’actualité sociopolitique caractérisée, notamment, par le discours du Chef de l’Etat sur l’Etat de la nation, le sacre de Mgr Monsengwo élevé au rang de cardinal, la matinée de l’UNC de Vital Kamerhe, le retour au pays de Tshisekedi, le sacre du TP Mazembe, les perspectives des élections générales de 2011 et la mise en place de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).
Orateur : Emile Bongeli, secrétaire national chargé de la communication du Pprd. Cadre choisi : Hôtel Venus, commune de la Gombe.

 S’agissant de Mgr Monsengwo créé cardinal, au Pprd, a souligné Bongeli, c’est bien une immense joie. « Le Pprd a salué la grâce qui s’est répandue sur le peuple de Dieu au Congo à l’occasion de la création, par le souverain pontife, du troisième cardinal de la RDC (…).», a dit ce haut cadre du parti présidentiel qui a tenu à faire observer que « le Pprd a accueilli avec responsabilité et humilité l’appel pathétique du cardinal à tous les acteurs politiques afin qu’ils se mettent toujours au service de la communauté ». Au point relatif au discours fait par le Président de la République sur l’état de la nation, Emile Bongeli a précisé qu’à ses yeux, des changements remarquables sont bien visibles tels que les a reconnus le chef de l’Etat lui-même. « Le pays se relève ; certes le chemin à parcourir pour atteindre le bien-être collectif reste encore long et jonché des difficultés énormes que nous devons affronter sans détours », a reconnu Bongeli. Il s’est, en outre, dit peiné que certains acteurs politiques « en ont profité pour jeter l’anathème sur les gouvernants et  tourner en dérision les gros efforts déployés, comme jamais auparavant, afin de mettre en oeuvre l’ambitieux programme de cinq chantiers de la République et de chercher à jeter de l’huile sur le feu, question d’ébranler les esprits et d’embraser de nouveau le pays ».
 Se fondant sur le discours du 08 décembre, Bongeli a déclaré être de ces patriotes qui pensent que l’image de la RDC s’est fortement améliorée. « Le pays a regagné le concert des nations, tout comme il est devenu fréquentable. Le peuple ressent de nouveau la fierté d’abriter les grandes assises internationales, de participer à des événements au niveau mondial et de remporter des victoires impressionnantes dans certaines compétitions africaines et internationales ». Il a pris l’exemple du TP Mazembe dont la prouesse, s’est-il réjoui, constitue une fierté dont la RDC vient de gratifier l’Afrique.
 De l’équipe lushoise, l’orateur a commenté, au nom de son parti, le retour du président de l’Udps. Sur l’avenue Pumbu, siège du parti, on rappelle « qu’on est toujours mieux chez soi qu’ailleurs (…) surtout pour apporter sa contribution à la marche du pays et à l’avancement de la démocratie ».
 Le Pprd souhaite bon retour et une bonne reprise du service, a lancé Bongeli qui parlait au nom du secrétaire général, Evariste Boshab. « Le Pprd considère que c’est une bonne chose que ce digne fils du pays ait recouvré son état de santé après une longue période d’absence sur la scène politique nationale ».

 Bongeli, au nom de ses pairs du Pprd, est d’avis que la tenue du congrès du parti de la 10me « atteste de la vitalité des activités politiques en toute liberté en RDC favorisée par l’ouverture faite par le président Joseph Kabila et pour laquelle la Pprd n’a cessé d’œuvrer ». Au Pprd, on se félicite que l’Udps ait rejoint le processus électoral « dont elle s’est privée elle-même en 2006 ». Et d’ajouter que « c’est une bonne chose pour M. Tshisekedi qui, avec le recul du temps, constate que la situation démocratique s’est nettement améliorée au point que les conditions sont maintenant réunies pour participer au scrutin ». « Il (Ndlr :Tshisekedi) reconnaît implicitement que la RDC d’aujourd’hui est différente, très différente du Zaïre d’hier, tant au plan de l’ouverture démocratique qu’à celui de la reconstruction ».
 L’avant dernier point, c’est celui de la Ceni. Ici, ce haut cadre du parti présidentiel a souligné que les élections auront bel et bien lieu en 2011 sur la base du cadre fixé par la loi électorale. Occasion pour annoncer la présence du Pprd dans la course à laquelle il a souhaité voir les autres forces et courants politiques prendre part.  « Le Pprd souhaite la mise en place rapide de la Ceni suivant les dispositions contenues dans la loi y relative ; (…) il en appelle au sens élevé de responsabilité de acteurs politiques afin qu’ils puissent se départir des attitudes partisanes et des visées cachées pour garantir la neutralité de la Ceni ».

Kamerhe : le Pprd salue mais…

 Le dernier point ayant fait l’objet de son intervention, est celui de la matinée politique de la toute nouvelle formation politique Union pour la Nation Congolaise (UNC) de Vital Kamerhe. Pour le secrétaire national de la communication du Pprd, c’est là l’expression des libertés d’associations exercées sans entraves en RDC.  « Le Pprd salue la création de ce parti politique, et par conséquent, prend acte de la démission confirmée de M. Kamerhe qui quitte, tambour battant, le Pprd », a lâché Bongeli, en précisant, toutefois, que « les motifs avancés par l’ancien camarade pour justifier son départ de ce parti qui l’a propulsé au devant de la scène politique nationale ne laissent nulle part entrevoir la raison profonde et réelle qui a motivé sa décision ».
 Son regret est que « il est dommage que les contradictions profondes qui ont motivé la déchéance et non la démission de M. Kamerhe puissent être justifiées comme une déception liée à la problématique de la gestion des biens publics ». Il est regrettable, a-t-il poursuivi, que « M. Kamerhe ait fait un mélange inexplicable entre ses ambitions personnelles, sa volonté de saper ses relations politiques avec le chef de l’Etat, sa sympathie envers l’opposition, sa brusque commisération envers le peuple congolais et ses critiques sur les rouages du pouvoir et la gestion de l’Etat ».
 Ainsi donc, « le Pprd rejette, a-t-il précisé, tous les motifs évoqués par cet ancien camarade pour justifier sa défection des rangs des cadres avant-gardistes de notre parti. En réalité, a insisté le conférencier, « M. Kamerhe s’est écarté, pour des raisons inavouées, de la dynamique visant la recherche des solutions appropriées contre la présence dangereuse des FDLR et autres groupes armés étrangers ». Aux yeux de Bongeli, « cette épineuse question était devenu un problème régional. (…) les résultats obtenus sont probants car la situation sur le terrain a bien évolué positivement.

Responsabilité et humilité

 Dans sa conclusion, il a très rapidement survolé l’actuelle gestion du pays. Il a dit noter avec satisfaction que malgré toutes les guerres, toutes rebellions, toutes les actions de sape, toutes les menaces de balkanisation et de déstabilisation de notre pays depuis le 1960, « le peuple congolais est uni, le pays est unifié, la paix progressivement et durablement retrouvée se consolide d’un jour à l’autre ».
 La gestion du pays ne se fait plus de manière solitaire, selon lui, mais sur une base concertée à travers les institutions et le leadership du bâtisseur. « Personne n’a intérêt à ce que la paix, la stabilité et la reconstruction gagnées au terme d’âpres luttes et de gros sacrifices consentis par notre peuple soient délibérément perturbées ».
 Il a rappelé le climat ayant caractérisé la période d’avant les élections de 2006, période qui a, à ses yeux, été fort agitée du fait des ambitions affichées des différents acteurs d’accéder au pouvoir. « Le chef de l’Etat avait conduit avec grande responsabilité et humilité la période de transition vers la troisième république », s’est, enfin, félicité Bongeli qui a souligné le processus électoral de 2006 a été couronné de succès.  

      Sylvestre Saïdi Nyota       

 

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