Le Parquet de Kinkole enquête

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Située aux confins de Ndjili, l’avenue Bondoki, quartier 12, est abondamment citée ces jours ci par les Ndjilois. Un des jeunes  ayant longtemps vécu dans cette rue, plus précisément au numéro 31 est décédé le samedi 6 mars à l’hôpital Roi Baudouin de manière tragique. L’œil droit fortement endommagé. Saignant un  partout, Fofana Youssouf  serait  mort des suites des coups lui administrés le vendredi 5 mars entre 23 heures et minuit  au terme d’une bagarre avec son épouse à laquelle seraient  mêlés des enfants de sa bailleresse  Ces incidents se sont produits à Maluku, commune de résidence du couple Fofana. Le drame ayant eu lieu le samedi 6 mars, la rumeur populaire a pointé un doigt accusateur sur Rosette Panzu,l’épouse,  mécontente de n’avoir pas obtenu le pagne du 8 mars.  Et qui par dépit aurait achevé son mari à l’aide d’un pilon.   Le corps du défunt se trouve toujours à la morgue de l’hôpital Roi Baudouin de Masina. Les formalités relatives à la réquisition du médecin légiste  étant quasiment terminées, l’autopsie pourrait intervenir incessamment. Entre temps, Rosette Panzu, a été acheminée au Parquet de Kinkole depuis samedi  où elle est entendue. De passage sur l’avenue Bondoki  mercredi  10 mars en fin de matinée, nous nous sommes  entretenus avec le  frère  aîné du défunt entouré pour la circonstance d’autres jeunes gens du quartier  Le flou demeure encore jusqu’ici  sur l’identité exacte du meurtrier et sur les raisons exactes du meurtre.

Né d’un père sénégalais et d’une mère originaire de la province de l’Equateur, le défunt se rendait souvent du côté de Kwamouth et d’autres cités environnantes d’où il ramenait des braises. Il cohabitait  avec Rosette, âgée de 28 ans , depuis au moins six ans. Deux  garçons de quatre et deux ans sont le fruit de cette union. Le jeudi 4 mars 2010 ; le mari de Rosette et ses compagnons de voyage au port de transit de Maluku vers six heures du matin. Après la vente de ses produits ramenés du voyage. Peu après, Fofana et ses amis seraient remontés dans « leur » baleinière avec comme destination le port de Nzimbi du côté de Ndolo. Ayant connu quelques désagréments en cours de route, auraient atteint le port de Nzimbi vers 16 heures. L’horaire de la journée perturbée, Fofana  aurait regagné son toit aux environs de 23 heures.

Est-ce cette rentrée tardive  serait à la base des échanges des paroles entre lui et son épouse ou simplement un autre problème ? Difficile d’y répondre avec certitude. Toujours est-il qu’ils en seraient venus aux mains.

L’une des filles de la bailleresse aurait alors pris position pour Rosette. Fâché, l’homme se seraient retournés contre l’intruse. C’est alors que d’autres enfants  de la bailleressese seraient  mêlés à la bagarre.  Frappé violemment à la nuque et dans d’autres endroits du corps, le « Ndjilois » se serait écroulé inanimé. Paniquée, l’épouse de Fofana, aurait disparu. Conduit un peu plus tard dans un dispensaire de Maluku, il n’aurait pas pu bénéficier  des soins appropriés. Le samedi 6 mars, Sumaila Fofana, frère aîné du défunt et d’autres membres de la famille joints au téléphone par des amis domiciliés à Maluku seraient arrivés sur les lieux. Vers 7 heures du matin, l’infortuné « commerçant » aurait été acheminé à l’hôpital Roi Baudouin. Vers  douze heures, il aurait rendu l’âme.  Retrouvée et amenée dans un premier temps au sous Ciat d’Inkene et ensuite au Commissariat Monaco toujours de Maluku, la veuve est finalement au Parquet de Kinkole. C’est une affaire à suivre.

La voix enrouée par l’émotion, Sumaila se demande pourquoi la bailleresse et les siens n’ont pas encore été interpellés par le Parquet. Présents sur le lieu du drame, ils devraient éclairer la justice sur certains points, a-t-il indiqué. Sur l’avenue Bondoki, des voix s’élèvent pour parler d’une probable complicité entre la veuve et la famille de la bailleresse.

 Jean- Pierre Nkutu

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