« Le Mouvement de la Paix » refuse la loi de l’Omerta

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La publication intégrale de ce rapport par l’ONU, la création d’un tribunal spécial international sur les crimes de guerre, contre l’humanité et de génocide commis en RDC entre 1996 et 2010, que des parlementaires belges et européens soutiennent ces démarches légitimes et que cette même demande est adressée à tous nos amis du Mouvement de la Paix. Tels sont les points de la pétition qui circule depuis quelques jours sous l’égide de ce Mouvement de la Paix, une Ong belge ayant pignon sur rue au pays des «Noko».

            Certes, c’est depuis la publication par le Journal français Le Monde de ce rapport dit Mapping que les différents salons politiques et sociaux sont en effervescence. Un rapport jugé accablant pour les présumés commanditaires de ces actes ignobles de crimes de guerre, contre l’humanité et surtout de génocide, un mot qui fait hérisser les poils de tous les milieux qui avaient été scandalisés par ce qui s’est passé au Rwanda entre mars et avril 1994.

 Aussi curieux que cela puisse paraître, ce seraient les victimes et rescapés de ce génocide qui se retrouvent aujourd’hui au banc des accusés comme commanditaires des actes aussi barbares perpétrés sur le territoire congolais sous prétexte de pourchasser les auteurs et co-auteurs du génocide de 1994. Le Mouvement de la Paix énumère certains rapports rédigés et rendus publics  par l’ONU par le biais de son Commissariat aux Réfugiés en décembre 1994 accusant les forces de l’Armée Patriotique Rwandaise « des tueries ciblées » contre les réfugiés Hutu en RDC. Ce rapport portant le nom de Gersony, son auteur, fut jugé tellement dérangeant à l’époque qu’il fut purement et simplement retiré de la circulation et considéré comme n’ayant jamais existé. Le Mouvement de la Paix se demande à haute voix si le retrait de ce rapport Gersony de manière incorrecte ne serait-il pas une tentative de plus pour camoufler la vérité à l’opinion publique internationale quant à la « véritable stratégie développée par le duo MUSEVENI-KAGAME  et ce,  avec la bénédiction si pas l’encouragement de leurs sponsors anglo-saxons ».

                Parmi d’autres rapports qui ont osé mettre à nu les responsabilités de l’Armée Patriotique Rwandaise en RDC, le Mouvement de la Paix a épinglé celui des deux juges d’instructions célèbres, à savoir le français J-L Bruguière et l’espagnol Merelles. Le Mouvement de la Paix refuse de se plier à ce qu’il appelle l’Omerta qui entoure ces crimes commis sur le territoire congolais par des armées régulières venues du Rwanda et de l’Ouganda. De son point de vue, les experts s’accordent à dire que le nombre des victimes au Rwanda et en RDC se situe entre la fourchette allant de 6 à 8 millions des personnes massacrées.

            Comme le rapport Mapping et d’autres ayant été rendus publics mais retirés de la circulation pour maintenir la loi de l’Omerta ainsi que la collecte de nouveaux témoignages menés par le Haut Commissariat de l’Onu pour les Droits de l’Homme sont de nature à fournir des bases tangibles pour des poursuites judiciaires à charge de tous ceux qui seraient considérés comme auteurs et co-auteurs des crimes de guerre, contre l’humanité et de génocide, il est donc temps de participer à cette pétition pour aider le monde civilisé à mettre en place un tribunal spécial international pour la RDC. 

            Et le Mouvement de la Paix de rappeler le désaveu public qu’a subi en juillet dernier le chef d’Etat rwandais en Espagne lorsque le Premier Ministre José Luis ZAPATERO a refusé de co-présider avec lui la conférence des Nations Unies sur la pauvreté. Le Mouvement de la Paix ne comprendrait pas que ceux qui ont toujours manifesté des pensées pieuses doublées de compassion à l’égard du génocide de 1994 contre les Tusti et Hutu rwandais modérés soient ceux-là mêmes qui se retrouvaient d’ici le mois d’octobre aux côtés de Paul KAGAME à l’Assemblée Générale de l’Onu.

Castro

 

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