Le mois de la femme sur fond de lutte contre les violences sexuelles

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IMG_0681En partenariat avec l’Unicef et Onu/ Femmes, la    ministre du Genre, Famille et Enfant, Geneviève Inagosi a organisé le samedi 8 mars 2014, date retenue pour la commémoration de la Iournée Internationale de la Femme « JIF »,  une matinée  de sensibilisation à l’intention des élèves de la capitale au stade Vélodrome à Kintambo. Cette activité a été parrainée par l’épouse du Chef de l’Etat.  Geneviève Inagosi, représentante de l’épouse du Chef de l’Etat à Kintambo,  a par la même occasion, lancé officiellement les activités du mois de la femme.

  Le ministre Maker, la vice-ministre de l’EPSP, Maguy Ruakabuba, les ministres Kapandji et Vahamuiti, le commissaire général à la Police Nationale Congolaise, le commissaire provincial, Kanyama…. et  de nombreux diplomates accrédités en RDC étaient là.

En sa qualité de déléguée d’Onu/ Femmes, Françoise Genday a pris la parole pour dire qu’elle allait parler aux noms de son supérieur hiérarchique, du représentant du secrétaire général de l’Onu en RDC….. Elle a loué le dynamisme  de l’épouse du Chef de l’Etat et du ministre du Genre Famille et Enfant en ce qui concerne l’épanouissement de la femme congolaise. La preuve est que Geneviève Inagosi vient d’organiser  la rencontre des premières dames des pays membres du Comesa et  le forum des femmes francophones, deux événements de portée mondiale, a-t-elle précisé.

Le problème réel en ce qui concerne l’épanouissement de la femme est celui de l’engagement individuel, collectif et  des décideurs politiques.

 En RDC, des progrès notables ont été réalisés en cette matière. Et cela en se référant à certaines lois , entre autres le Code de la famille. Néanmoins, on doit continuer à fournir des efforts.

La 58 ème session de l’ONU consacrée aux conditions de la femme va s’ouvrir d’ici là. C’est une opportunité  dont devraient certainement saisir les Congolaises pour faire entendre leurs voix.

 Tout en demandant aux élèves de tolérer leurs semblables, il les a exhortés à ne plus subir les violences et à y résister.

Elle a plaidé pour l’égalité des chances de tout le monde  et l’autonomie individuelle, la ministre du Genre  a commencé par saluer  de manière particulière ses hôtes car ils représentent l’ensemble de tous les bleu blanc de la RDC. Et d’ajouter qu’Olive Lembe Kabila les encourage dans leurs études d’autant plus qu’ils seront demain l’élite du pays.

 Elle a fait savoir que l’objectif de la commémoration de la journée internationale de la femme est de poursuivre la lutte en matière des violations des droits de la femme.

Au-dessus du lot

Les femmes de l’Est du pays ont connu de nombreux  problèmes des violations de leurs droits. Ces violations se sont étendues à d’autres coins du pays. Elle a évoqué par la même occasion  le viol suivi du  meurtre de la petite Daniella, il y a de cela plusieurs mois,  par un quinquagénaire qui croupit aujourd’hui au CPRK, mais aussi les cas d’harcèlements sexuels  et de viols qui sont légion dans le milieu professionnel  et autres. Elle a prié les élèves de  dénoncer ces tracasseries.

  Pourquoi les élèves ont-ils été impliqués dans une JIF. La raison est bien simple : la question de la femme est transversale.

Tout au long du mois de mars, les activités vont être focalisées sur la sensibilisation des élèves, a-t-elle indiqué.

Elle a demandé aux élèves et à d’autres personnes  de répéter ces bouts de phrase : Ensemble, garçons et filles, nous allons bâtir un monde meilleur

Ensemble, hommes et femmes, nous allons bâtir le monde.

 De son côté, le ministre  Maker de l’EPSP  a fait savoir qu’à côté des personnalités  comme Churchill et d’autres grands noms , il y a eu des célébrités féminines comme Marie Curie, Indira Ghandi, Kimpa Vita, la reine Ngola….

L’histoire nous jugera à partir de ce que nous avons fait, a-t-il souligné.

Ces allocutions ont été entrecoupées des prestations scéniques de Tuma- Haut,  Jean Goubald, Ngoy Musoko, et des élèves de différentes écoles présentes au Vélodrome le samedi passé.

 Goubald a régalé l’assistance avec « Bayibi ngai bomuana », Ngoy Musoko avec « Yika Mpiko ».

Les élèves de Malula,  Boyokani et de Diankeba…. ont émerveillé l’assistance par la qualité de leurs poèmes et des mouvements d’ensemble bien synchronisés. Dansant parfaitement bien au son de la musique et parfois même armés des bâtons, les gamines de « Boyokani »  ont fait mouche avec « Manzil Manzil » de Mbilia Bel.

Jean- Pierre Nkutu

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