Le MLC croit en une alternance crédible en 2016

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mlc-logo1Le Mouvement de Libération du Congo (MLC) vient de dévoiler son plan de bataille en prévision des élections de 2016. C’était à l’occasion de la cérémonie d’échange des vœux de Nouvel An 2014, organisée au siège du parti sis avenue du Port à Gombe. Le Secrétaire général du parti a rendu publique la stratégie du Mlc visant l’alternance au pouvoir à l’occasion de prochaines échéances électorales.

« …Pour préparer l’inévitable et l’incontournable alternance de 2016, le MLC s’engage dès maintenant et cela sans répit à entretenir des alliances crédibles avec des partis politiques de l’opposition pour préparer ensemble la victoire des forces du changement lors des élections de 2016 !

 C’est pourquoi, nous allons prendre contact avec les responsables des partis politiques pour élaborer ensemble un programme d’actions et de mobilisation du peuple congolais autour de ce que nous appelons « Plan pour que une alternance crédible en 2016 », a déclaré en substance Thomas Luhaka.

Par ailleurs, le parti cher à Jean-Pierre Bemba s’est fixé trois objectifs pour l’année 2014.  A savoir :

– l’engagement à entamer toutes les démarches politiques et diplomatiques pour obtenir la libération de chef du parti, Jean-Pierre Bemba ;

– l’engagement à redynamiser et consolider les positions actuelles du Mlc en tant que force politique d’alternance ;

– Le lancement d’une grande campagne de sensibilisation et d’implantation du parti sur l’ensemble du territoire national.

            Pour ce faire, a-t-il renseigné, un plan stratégique de recrutement et de redynamisation sera élaboré afin de s’adapter au nouvel environnement politique et affronter les enjeux futurs. Des séminaires de formation seront organisés à l’intention des cadres et militants du parti en vue de renforcer leurs capacités.

Avant de dévoiler son plan de bataille politique, le Secrétaire général du Mlc a d’abord brossé succinctement le parcours de son parti issu d’un mouvement politico-militaire créé en 1998.

            Pour Thomas Luhaka Losendjola, malgré son caractère armé, le Mlc avait privilégié les négociations et l’inclusivité de toutes les forces sociopolitiques en vue de l’instauration d’un nouvel ordre politique en République Démocratique du Congo.

            C’est à ce titre qu’il a été présent à tous les rounds de négociations, notamment à Lusaka, Gaborone, Afrique du Sud, etc. Ceci pour justifier la participation du Mlc aux concertations nationales d’octobre 2013 dont il a exprimé sa pleine satisfaction quant aux résolutions. Avant de s’interroger sur la bonne foi de la majorité d’appliquer les recommandations issues desdites concertations.

            « …Le MLC est satisfait globalement des résolutions des concertations nationales tant en ce qui concerne la situation personnelle du président national que le fonctionnement de la République.

            Néanmoins, dans les concertations nationales, comme dans toute négociation politique, on ne peut pas obtenir à 100% tout ce qu’on souhaite.

Cependant, aujourd’hui, trois mois après la clôture des concertations nationales, le Mlc s’interroge sérieusement sur la bonne foi de la majorité quant à l’application de ses recommandations.

            Comment ne pas s’interroger lorsque les conditions d’arrestation et de livraison à la CPI de l’honorable Fidèle Babala, député national et secrétaire général adjoint de notre parti, à qui nous renouvelons par ailleurs notre soutien total, contrarient l’esprit même de la cohésion nationale ? »

            En outre, l’orateur n’a pas hésité de vanter la bravoure dont des éléments de son ex-mouvement armé muté en parti politique à l’issue du dialogue intercongolais d’Afrique du Sud, font montre au sein de l’armée nationale. C’est le cas des feu Mamadou Moustapha Ndala.

            « En 2011, le Mlc a participé aux élections générales dont les résultats n’ont jamais reflété la vérité des urnes, et ont entraîné de divisions tranchées au sein de la communauté nationale ».

            Il importe de signaler que le 1er vice-président du bureau de la Ceni ayant organisé lesdites élections, Jacques Ndjoli, était assis à droite du Secrétaire général, en sa qualité d’inspecteur général du parti.                     Dom 

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