Le ministre provincial des Affaires Foncières déféré devant le PGR par la COPELA

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Pour association des malfaiteurs, stellionat, vente des biens appartenant à autrui et incitation des militaires à commettre de crimes, la COPELA vient de saisir le Procureur Général de la République aux fins de déférer l’actuel ministre provincial des Affaires Foncières devant le juge. La COPELA, comme on le sait, est une entreprise membre de l’Eglise du Christ au Congo, 3ème Communauté Presbytérienne de Kinshasa et spécialisée dans les projets d’habitat social et populaire ayant conclu avec l’Etat congolais plusieurs contrats pour la promotion immobilière à travers la République.         

Selon la plainte déposée le 5 mars dernier au Parquet Général de la République, l’actuel ministre provincial des Affaires Foncières alors Conservateur des Titres immobiliers de la Tshangu, est accusé d’avoir procédé à la vente des 125 maisons de la COPELA/CPK situées sur le site COPELA Mpasa I sur la parcelle cadastrée N° 1530. Ensuite, non content d’avoir vendu des maisons, le même conservateur s’était permis de vendre 1.000 terrains situés sur la parcelle cadastrée N° 1529 du site de la COPELA CNPP/ Kinkole en plus des 300 terrains situés la parcelle cadastrée N° 1528 du site de COPELA/Bibwa. Tous ces biens immobiliers vendus illégalement sont situés dans la circonscription foncière de la Tshangu, devenue aujourd’hui la circonscription de la Nsele-Maluku. 

Ces ventes et stellionat illicites, illégaux et irréguliers auraient rapporté à l’actuel ministre provincial des Affaires Foncières et à ses complices la bagatelle somme de deux millions des dollars Us, a signalé M. KALONDJI Buteyi-Kuidikiji, président directeur général de la COPELA. Avant d’ajouter que des agents de l’ONATRA et des différents ministères de la Capitale ayant conclu avec COPELA des contrats d’achat de toutes ces parcelles et maisons avaient réussi à faire déguerpir tous les occupants illégaux installés par M. BIGINDI Muzingi, alors conservateur des titres immobiliers de la Tshangu. Cela, sur la base des décisions judiciaires inattaquables et revêtues de l’autorité de la chose jugée rendues par les cours et tribunaux de la ville.

Usant et abusant des pouvoirs lui reconnus par son titre de ministre provincial des Affaires Foncières, M. Bigindi Muzingi a recouru récemment à des éléments de la 11ème brigade de la Police Militaire pour réinstaller ses clients. Depuis lors, ces éléments procèdent à des arrestations en cascade, tortures et atteintes aux droits reconnus aux particuliers. Le plaignant a indiqué avoir échappé lui-même à une tentative d’enlèvement grâce au concours d’un membre de la COPELA qui exerce dans les FARDC. C’est pour ces raisons qu’il a saisi la justice pour que l’ordre et la loi soient respectés. Tolérance Zéro exige. Affaire à suivre. 

Castro

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