Le ministre des Transports est formel : «Les avions non en règle seront cloués au sol »

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~6320306Débuté en avril dernier, le processus de certification des compagnies aériennes se poursuit à l’aéroport international de N’Djili. Vendredi 05 juillet 2013, le ministre des Transports et Voies de communications, Justin Kalumba Muana Ngongo, s’est rendu à l’aéroport international, en vue de se rendre compte de l’évolution du processus de certification des avions en cours.

            A l’issue d’une séance de travail avec tous les services impliqués dans ce processus, à savoir les experts de l’IATA et leurs homologues congolais, la direction générale de l’Autorité de l’aviation civile (AAC), la Régie des voies aériennes  (RVA), la Fédération des entreprises du Congo (FEC), ainsi que les responsables des compagnies aériennes concernées, le ministre Justin Kalumba a déclaré avec fermeté que tous les avions non en règle ne voleront plus dans l’espace aérien congolais.

            Pour le numéro un des Transports et Voies de Communication, le gouvernement de la RDC tient beaucoup à la sécurité de la navigation aérienne. «Nous voulons avoir des avions sécurisés, c’est-à-dire qui répondent aux normes techniques capables d’assurer le transport des êtres humains, ainsi que des frets », a-t-il dit en substance avant de marteler : « C’est une exigence de l’aviation internationale pour que chaque pays ait des avions qui sont immatriculés dans celui-ci et qui sont certifiés».

            Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a fait venir un expert international de l’IATA en la personne de Michel Belard pour relever le défi de la qualité de la navigation aérienne en RDC. Il est assisté de René Tavarez. Les experts de l’IATA ne travaillent pas seuls, ils sont assistés par dix experts nationaux.

            A ces jours, cinq compagnies aériennes sont sous les feux des experts de l’IATA, c’est-à-dire font objet de certification. Il s’agit notamment : de la Compagnie Africaine d’Aviation (CAA), Air Tropiques, Fly Congo, Kin Avia et Korongo.

            Se confiant à la presse, Michel Belard a indiqué que son travail consiste « à vérifier toute la structure administrative et les politiques internes de l’exploitant, toutes les exigences de formation du personnel navigant, du personnel de conduite (les pilotes), du personnel de cabine, du personnel d’entretien, du personnel de manutention au sol pour le chargement (équilibrage des charges dans les avions). Bref, tous les aspects, point par point, de l’exploitation sont examinés en conformité avec le manuel d’exploitation qui, lui, doit être en conformité avec la réglementation ».

            Un autre aspect sur lequel les experts de l’IATA ont insisté c’est l’entretien des avions. Pour René Tavarez, outre la certification de l’exploitant, il y a aussi la certification spécifique de l’avion. L’avion doit être entretenu selon les normes et les bonnes pratiques dans un atelier qui possède également un certificat d’agrément.

L’éclairage de JM Pajot

            Patron de Fly Congo, mais aussi pilote de son état, instructeur, inspecteur et consultant de l’Union Européenne, JM Pajot, a apporté une précieuse contribution aux réflexions en rapport avec la certification. Il s’est aligné sur la position des experts de l’IATA qui se sont étendus en long et en large sur la certification, un des paris à réussir pour la sûreté et la sécurité des vols en RDC. Il a particulièrement insisté sur la possession du certificat «IOSA» par les comapgnies aériennes congolaises pour attester de leur conformité aux normes internatinales de navigation aérienne. A son avis, si la RDC applique avec rigueur la politique de certification, elle pourrait sortir de la liste noire des «fula-fula» aériens.

Michel  LUKA

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