Le ministère public innocente Bibiane Ngamayele

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Venus en masse au Tribunal de Grande Instance « TGI » de Ndjili le mardi 16 mars 2010  suivre le procès qui oppose Tati Imbali Mukoo, à Bibiane Ngamayele, les habitants de Masina, plus précisément ceux domiciliés dans le périmètre dénommé   quartier des « plantations », sont rentrés déçus.

Le réquisitoire du ministère public prononcé en faveur de la prévenue Ngamayele, poursuivie pour faux et usage de faux,  est la raison principale de cette frustration.   Nestor Manzanza,  greffier au TGI de Ndjili et présumé complice de la dame citée ci-haut au motif d’avoir agi sous la dictée  de cette dernière , a, lui aussi,  été innocenté.   Le conseil de la prévenue a boudé l’audience de ce mardi 16 mars. Prétextant avoir été saisi la veille, il a proposé une remise contradictoire pour mieux défendre sa cliente. . N’ayant pas obtenu gain de cause, il a campé sur sa position. La prévenue et son conseil « absents » , les partisans de l’autre camp  n’ont pas compris comment  Tati Imbali, censé défendre leurs intérêts a été débouté. L’audience terminée, ils ont donné de la voix pour préciser avoir acquis leurs lopins de terre depuis une dizaine d’année.  A les en croire, les forces de l’ordre déployées par Bibiane Ngamayele pour sécuriser ce coin, les terrorisent.  Devenus propriétaires des parcelles à Masina à  la faveur des transactions conclues avec Daniel Nganguele,   fils du chef coutumier Imbali aujourd’hui décédé, ils craignent d’être déguerpis par Bibiane  Ngamayele, elle aussi, fille du patriarche.

L’organe de la loi ayant donné son avis , le juge commis au traitement du dossier enregistré sous le numéro RP 3147 a promis  de se prononcer à son tour au début de ce week-end.

Un véritable puzzle.

Il ressort des témoignages recueillis auprès de deux parties en conflit que le chef coutumier, Paul Imbali,  aurait  adopté un enfant né d’un autre lit,  Daniel Nganguele.   Le fils adopté et ses demi frères et sœurs s’entendaient à merveille. A l’âge adulte, il se serait compromis avec l’une des épouses de son père adoptif. Fou furieux, ce dernier l’aurait déshérité. Cela se passe dans les années 1980. Le patriarche décédé, les héritiers  s’entredéchirent. . Ils font même la ronde des cours et tribunaux et finissent par trouver un terrain d’entente sur la parcelle de l’avenue Ikuku numéro 49 à Masina qui sera vendue. Un peu plus tard, les frères directs de Bibiane Ngamayele et Daniel Nganguele meurent. Ce dernier a même vendu des parcelles situées du côté des quartier Mapela, Abattoir. Daniel Nganguelé décédé, son fils Tati Imbali peut défendre les intérêts de son père.

Lors de l’audience de mardi, le collectif de la partie citante s’est ingénié à charger la partie citée  d’avoir altéré la vérité. A l’en croire, elle a profité d’un arrêt de justice rendu par la Cour  Suprême de Justice pour tenter probablement  de faire exécuter un jugement. En clair, elle  a fait insérer des commentaires dans cet arrêt  juste après la notification des magistrats sur l’issue d’un procès pour lequel on avait obtenu le pourvoi en cassation. Ils ne remettent pas en cause la véracité des écrits contenus dans cet arrêt. Mais insistent sur le défaut de qualité de la prévenue pour insérer des « fausses mentions » sur le document en question.

Dans sa réplique, le ministère public a rétorqué que le fameux arrêt existe. Les commentaires et le récit ( notification) sont vraies. Par ailleurs, le PV d’exécution dudit jugement n’ayant pas été exhibé, le greffier du TGI moins encore la brave dame n’y sont pour rien.

Jean- Pierre Nkutu

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