Le ministère du Tourisme veut balayer sa cour

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Le ministre du Tourisme, Elvis Mutiri wa Bashara, a ouvert, hier mercredi 18 février 2015 à l’hôtel Beatrice à Gombe, l’atelier de travail sur l’état des lieux du secteur du tourisme en RD Congo. Travail de diagnostic de deux jours auxquels prennent par les experts des structures sous tutelle de ce ministère (ONT, ICCN, etc.) et les opérateurs et professionnels de l’industrie touristique, il a pour objectif essentiel d’identifier les problèmes de ce secteur et d’explorer les voies et moyens pouvant permettre une amorce et un développement rapide du tourisme des masses. « Le gouvernement est engagé à faire du tourisme, un secteur désormais générateur des revenus, appelé à contribuer sensiblement et efficacement à la création de la richesse nationale, seule à soutenir durablement la croissance » a appuyé Elvis Mutiri.
En effet, a-t-il souligné, l’industrie touristique congolaise étant encore en friche, donc jeune et fragile, pour jeter les bases de son essor en vue d’une croissance voulue inclusive par le gouvernement, son ministère entend promouvoir le tourisme intérieur et celui des masses, « dans la mesure où il revient en premier lieu aux Congolais de bien connaitre leur pays et, seulement ensuite, de ‘vendre’ au monde, la destination RDC.
Il convient de noter que l’atelier va se dérouler en cinq groupes thématiques, à savoir, Normalisation et classification ; Agences de voyages et Associations touristiques ; Aires protégées et Sites ; Promotion touristique ; et enfin, Facilitation.
Parmi les problèmes saillants à examiner, on cite notamment : l’inexistence d’une loi cadre relative au tourisme et des textes réglementaires dans certains domaines du tourisme ; la mauvaise interprétation des textes réglementaires (lors de la validation et/ou de l’homologation des hôtels et restaurants en provinces) ; le statut légal des agences de voyage et associations touristiques ; le répertoire des agences de voyage et associations touristiques en RDC ; les coûts élevés des billets d’avion ; l’identification des aires et sites protégés ; les difficultés d’accès dans les aires et sites protégés ; le rôle de l’Office National du Tourisme( points forts et points faibles) ; le manque de moyens d’action, le Fonds de Promotion du Tourisme ayant été transféré à la DGRAD ; l’absence de « représentation à l’extérieur du pays »( image du pays) ; les difficultés d’obtention des visas auprès des
ambassades(procédures) ; la multiplicité des services intervenants à l’aéroport ; les tracasseries aux frontières ; le contrôle intempestif, interdiction de prendre des photos et/ou de filmer même dans des lieux qui ne sont ni militaires, ni stratégiques ; la clarification du statut juridique des sites occupés par les forces de l’ordre ; etc.
Face à ce chapelet des problèmes, Elvis Mutiri a d’emblée exhorté les participants à l’atelier à tenir compte du partenariat public-privé et du tourisme des jeunes qui, en plus de sa promotion en milieu scolaire, notamment au travers des visites guidées, pourrait être inscrit dans le programme scolaire pour précisément former un nouveau citoyen. « Cet atelier parait comme l’occasion et le lieu où les représentants des différents services et structures publics concernés ainsi que les acteurs et professionnels du tourisme qui y prennent part, toutes les catégories confondues, sont invités à donner le meilleur d’eux-mêmes afin que les leçons à tirer des conclusions de cet atelier permettent la mise en place, très rapidement, d’un cadre juridique approprié et la création des conditions incitatives et sécurisantes pour l’essor véritable d’un tourisme à la mesure du potentiel inestimable de notre pays » a-t-il chuté.

Tshieke Bukasa