Le lobbying de l’Asadho en faveur de 115 mineurs détenus à Makala

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Dans une déclaration rendue publique hier mercredi 16 juin  à l’occasion de la journée de l’enfant africain, l’Association africaine de défense des droits de l’homme demande au gouvernement congolais d’évaluer les actions et les ressources tant matérielles que financières dont il dispose  afin d’assurer la protection des droits des enfants. Notamment, indique ce communiqué, les enfants en conflit avec la loi et détenus ou placés à la prison Centrale de Makala qui n’en est pas une. A cet effet, Asadho plaide pour le transfert de  ces mineurs en situation de  rupture  avec la loi dans une institution spécialisée. Pour ce faire, l’Asadho a demandé au gouvernement de faire diligence afin de réhabiliter les établissements  publics de garde et d’éducation pour y transférer  ces enfants en conflit avec la loi placés à ce jour à la prison centrale de Makala ; prendre en charge les assistants sociaux qui doivent assurer le suivi des mesures provisoires prises par les juges ; engager une concertation avec les Ongs qui travaillent pour la protection des enfants afin d’élaborer des stratégies efficaces de la prise en charge des enfants dits »de la rue » à travers la Rd Congo. Au Procureur Général de la République, cette association a demandé d’ordonner la relaxation de tous les enfants qui ont été arbitrairement appréhendés par la police  à Kinshasa et enfin d’interdire le placement des enfants  en conflit avec la loi dans  des prisons ou maisons d’arrêts.

Car conformément  à la loi selon Me Josepha Pumbulu, directrice chargé des femmes, enfants et autres personnes vulnérables au sein de cette association, ces 115 enfants détenus à Makala parmi lesquels on compte 5 filles et  11 garçons avec jugements   depuis deux mois. Cela est contraire à l’article 106 de la constitution. Celui-ci stipule que   « le juge ne peut placer en détention un enfant, à titre provisoire, que soit sous l’autorité de ses père et mère ou ceux qui en ont la garde ; soit l’assigner à résidence sous surveillance de ses père et mère ou de ceux qui en ont la garde ; soit enfin le soustraire de son milieu et le confier provisoirement à un couple de bonne moralité ou à une institution publique ou privée  à caractère social ». Et la loi poursuit, «  même si l’enfant est présumé dangereux et qu’aucun couple ou institution  n’est en mesure de l’accueillir, le juge peut préventivement placer un enfant  dans un établissement de garde et d’éducation de l’Etat (EGEE) pour une durée ne dépassant pas deux mois au terme de l’article 108 ».           

On compte aussi parmi ces mineurs,  16 autres, indique l’Asadho, qui ont été arrêtés illégalement  dans les rues de Kinshasa par les opérations de la police en exécution de l’opération « tolérance zéro », initiée par le gouvernement provincial de Kinshasa pour assainir la ville dans le cadre de festivités de cinquantenaire. Cela,  sans en informer les Ongs qui travaillent dans ce secteur, dénonce le communiqué pour veiller que ceux-ci soient placés dans les bonnes conditions.

                                                                                                 A.Vungbo

 

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