Le gouverneur Richard Ndambu réhabilité

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La guéguerre entre l’Assemblée provinciale de Bandundu et le gouverneur Richard Ndambu Olang qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive au mois de mars dernier, et abouti à la destitution de ce dernier, de manière cavalière, à l’issue du vote d’une motion de défiance, vient de trouver son dénouement.
Ce n’est plus au sein de cette instance législative provinciale qu’ont été évacuées les profondes divergences entre les députés provinciaux et le gouverneur de la province de Bandundu, mais bien, au niveau de la justice.
En effet, la Cour suprême de justice saisie en son temps par Richard Ndambu Olang, pour examiner sur le plan du droit, la conformité de la procédure adoptée par les députés provinciaux pour son éviction à la tête de la province de Bandundu, a rendu finalement son arrêt, mardi dernier.

La haute juridiction de la RDC, toutes sections réunies, a déclaré la motion de défiance de l’Assemblée provinciale ayant abouti à la destitution du gouverneur de la province de Bandundu, inconstitutionnelle.

Cette décision judiciaire a été accueillie avec une explosion de joie par Richard Ndambu Olang, ses proches et ses sympathisants présents dans le prétoire.
A l’issue de cette audience, l’intéressé a remercié son Dieu qui a fait triompher la vérité et la justice. Il espère retrouver très bientôt son fauteuil de gouverneur, probablement après la signification de l’arrêt de la Cour suprême de justice au bureau de l’Assemblée provinciale, à la Cour d’appel de Bandundu, au Parquet général près cette juridiction d’appel, ainsi qu’aux autorités politiques nationales, afin qu’elles puissent accompagner l’exécution de cette décision judiciaire. 
Cet arrêt de la Cour suprême de justice entraîne, comme il faudrait le souligner, plusieurs conséquences sur le plan administratif.

La première est que toutes les mesures administratives prises par l’Assemblée provinciale sont nulles et de nul effet. Le gouverneur intérimaire qui aujourd’hui, liquide les affaires courantes, cesse ses fonctions et devra procéder à la remise-reprise avec le titulaire du poste de gouverneur à son retour à Bandundu.
La deuxième conséquence est que le gouverneur Richard Ndambu est donc réhabilité dans ses prérogatives de responsable numéro un de la province de Bandundu. Cela se traduira par l’exercice effectif de toutes ses prérogatives constitutionnelles et l’occupation de son cabinet et de sa résidence officielle, s’il en était chassé par son intérimaire.
Et c’est désormais lui qui devra répondre devant le parlement provincial, de la gestion de grands dossiers de la province de Bandundu, ainsi que de l’exécutif provincial.

Avec cet antécédent fâcheux, l’opinion nationale se pose moult questions. Comment s’annonce alors la cohabitation future entre l’Assemblée provinciale et le gouverneur Richard Ndambu Olang ? Comment le gouverneur de Bandundu parviendra t-il à s’attirer la sympathie des députés provinciaux dont une frange majorité est oppposée dressée contre lui ? Et surtout, comment refaire la cohésion et retisser l’entente entre l’instance législative provinciale et M. Richard Ndambu Olang, dans l’intérêt supérieur de la population de la province de Bandundu ?
Comment éviter enfin, que le gouverneur réhabilité ne soit pas dans les semaines et mois à venir, l’objet d’une nouvelle motion de défiance ?
Les observateurs pensent qu’à l’approche des échéances électorales, l’heure n’est plus aux confrontations et à la déstabilisation, mais à la cohésion et à l’unité, afin que les scrutins  à venir puissent se dérouler dans un climat apaisé.

Les autorités nationales qui procéderont à la réinstallation du gouverneur de la province de Bandundu, sont appelées à réconcilier les deux parties qui pour l’avenir de cette province, sont obligées de taire leurs divergences, de travailler la main dans la main, pour enfin fumer le calumet de la paix.   

J.R.T.

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