Le gouvernement lance l’« Entité de liaison de droits de l’homme »

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«L’ Entité de liaison des Droits de l’Homme », organe qui, désormais dans notre pays, aura pour missions la promotion et la protection des droits de l’homme, a été lancé le samedi 17 avril 2010, par le Vice-premier ministre et ministre des Postes, Téléphones et Télécommunications, Simon Bulupiy Galati. Ceci au cours de la cérémonie qui s’est déroulée dans la salle des conférences du Ministère des Affaires étrangères, dans la commune de la Gombe.

Pour mieux mesurer son importance sur l’échiquier national, on doit noter que ce nouvel organe du paysage politique de notre pays aura six missions essentielles, à savoir : évaluer les activités nationales dans le domaine des droits de l’homme ; suggérer les orientations nécessaires à une bonne protection des droits de l’homme ; veiller au respect, par toutes les parties, des obligations en matière des droits de l’homme en Rd Congo ; assurer le suivi et l’exécution technique et  financière du Plan national de promotion et de protection des droits de l’homme ; veiller à l’élaboration des rapports initiaux et périodiques des droits de l’homme et, enfin, examiner  les problèmes à la base des violations des droits de l’homme, et  proposer les solutions.

Droits de l’homme : l’une des piliers indispensable à la gestion moderne d’un Etat

Ces précisions ont été apportées à l’opinion successivement par le ministre de la Justice et Droits humains, Emmanuel-Janvier Luzolo Bambi Lessa et par son Vice-premier ministre. Le premier cité a insisté sur la triple volonté du Constituant, a savoir le Président de la République et le gouvernement, de faire de la Rd Congo un Etat de droit. A cet effet, il a rappelé que le 06 décembre 2006, dans son discours d’investiture, le Président de la République a proclamé que le « respect des droits de l’homme constitue l’un des trois piliers indispensables pour la gestion moderne de l’Etat ». Le gouvernement, a manifesté le même élan dans son programme présenté en février 2007 devant la Chambre basse du Parlement. Enfin, plus récemment encore, le 07 décembre 2009 devant le Parlement réuni en Congrès, le Chef de l’Etat a réaffirmé son attachement aux valeurs universelles, en déclarant que la RDC est un Etat de droit, dans lequel rien ne peut justifier des violations massives et répétées des droits et libertés fondamentaux des citoyens.

Auparavant le Professeur Luzolo Bambi Lessa a remercié tous ceux qui avaient répondu à son invitation ; car pour lui, cela témoigne de la volonté sincère de contribuer à un fonctionnement harmonieux de cette institution qui servira de cadre d’échanges sur les défis majeurs  en matière des droits de l’Homme dans notre pays. Il a noté que la création de cette structure était souhaitée, aussi bien par les autorités nationales que par le Conseil des Droits de l’Homme de l’Onu, lequel qui a adopté le 18 mars dernier les résultats de l’Examen Périodiques Universel de la Rd Congo. Il a circonscrit, non seulement les attributions nobles et délicates auxquelles doivent s’atteler en toute responsabilité les membres de cette Entité de liaison mais, aussi et surtout rappelé que note pays doit continuer a assurer la mise en œuvre des différentes recommandations formulées par le Conseil des Droits de l’Homme de l’Onu qu’il a acceptées, dont la lutte contre l’impunité des violences faites à la femme et aux enfants, dans la droite ligne de la politique de « Tolérance zéro ».

L’Entité de liaison n’est pas un censeur de la vie nationale

Luzolo Bambi a toutefois jugé bon de préciser que l’Entité de liaison des Droits de l’Homme ne va pas jouer le rôle de procurateur ou de censeur de la vie nationale. Elle ne remplace non plus les juridictions nationales ni différentes autorités du pays. Elle est plutôt un cadre de concertation et de collaboration permettant d’avoir une lumière maximale sur l’une ou l’autre situation des droits de l’homme, d’en mesurer les incidences pour en proposer des voies de sortie adéquates et profitables à la Nation. Ceci dans le cadre d’un partenariat positif et constructif avec la société civile. L’Entité de liaison va associer aussi bien les responsables des Ongs des Droits de l’Homme nationales que ceux des Ongs des Droits de l’Homme internationales, les responsables du Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme. 

SAKAZ

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