Le gouvernement interpellé par les enfants vulnérables

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Des enfants de Kinshasa, dont ceux vivant avec handicap, venus de plusieurs écoles de la ville, se sont présentés nombreux le samedi 16 juin 2012 dans la salle des conférences du Jardin Zoologique, à l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain, célébrée chaque année à cette date, depuis 1990. On rappelle que l’Union Africaine en avait décidé ainsi, pour rendre hommage aux enfants de la cité de Soweto massacrés  en 1976, en Afrique du Sud, par le régime de l’Apartheid.
S’appuyant sur le thème « Les droits des enfants vivant avec handicap : le devoir de protéger, de respecter, de promouvoir et de réaliser », ils ont adressé un mémorandum au gouvernement sur les besoins prioritaires des enfants congolais. Ils exigent, entre autres choses, la fin de la discrimination dans les familles, à l’école, dans la société… car ils sont traités en position d’infériorité, accusés de sorcellerie, d’improductifs, de porte-malheur, etc.
A cause de l’indifférence de la société, beaucoup se retrouvent dans la rue, malades, sans nourriture ni éducation, violés, battus, mendiants, sans protection ni de la famille, ni de l’Etat. Les enfants vivant avec handicap interpellent les décideurs congolais à tous les niveaux, afin que soit appliquée intégralement et efficacement la loi portant protection de l’enfant en RDC.
Très attentive au plaidoyer des intervenants sur les questions des enfants avec handicap, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Geneviève Inagosi, a fait part à l’assistance de la volonté du gouvernement de mettre en place  des projets susceptibles d’assurer un avenir meilleur aux enfants, par une prise en charge responsable. Elle a promis de ne ménager aucun effort pour faire ratifier, par l’exécutif national congolais, la Convention relative aux droits des personnes vivant avec handicap.
 
Elle en a profité pour interpeller, à son tour, la conscience collective sur la situation des personnes vivant avec handicap, qui constituent désormais un problème de santé publique. Aussi a-t-elle exhorté tous les intervenants dans les domaines de l’encadrement des enfants à se battre pour le retour de la paix à l’Est du pays, où de nouvelles victimes sont en train d’être enregistrées.
La vice-ministre de l’EPSP, la ministre provinciale  du Genre, le ministre des Affaires Sociales, le 2me Vice-président de l’Assemblée Nationale et le Chef de la Maison Civile du chef de l’Etat, ont tour à tour condamné la stigmatisation des enfants avec handicap qui peuvent être éduqués, instruits, soignés et être utiles à la société.
La cérémonie s’est terminée par la remise symbolique de quelques dons aux enfants avec handicap, dont des chaises roulantes, des cahiers, des cartables, des vêtements, etc.
 
Jacques Kashala  
(Stg/Ifasic)

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