Le gouvernement et la Banque mondiale adoptent la matrice de la gouvernance économique

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C’est sous le signe de satisfaction générale que le gouvernement congolais, représenté par le Premier ministre Adolphe Muzito, et la Banque mondiale, représentée par la directrice des opérations pour la RDC et la république du Congo, ont adopté et signé samedi 26 mars 2011, à la Primature, la matrice de la gouvernance économique devant pousser à l’exécutif congolais, entre autres, d’assainir davantage le climat des affaires en RDC.
Ce document élaboré par les équipes techniques de la Banque mondiale et qui sera soumis le 12 avril prochain au Conseil d’administration de cette institution de Bretton Woods,  a été discuté  auparavant avec les experts du gouvernement congolais au cours de la réunion de la mission conjointe tenue à Kinshasa, du 18 au 24 mars 2011.
Sa signature, comme il faudrait le souligner, augure de lendemains meilleurs dans le partenariat entre le gouvernement et la Banque mondiale, après les brouilles nées du dossier de KMT. 
Quatre objectifs lui sont assignés. Il s’agit de rétablir la confiance et la transparence dans la gestion des ressources naturelles, d’améliorer le climat des affaires, d’améliorer l’efficacité de l’utilisation des ressources issues du secteur extractif, et enfin, d’améliorer la transparence, l’efficacité et l’économie dans les procédures d’exécution de la dépense publique.
Autre recommandation faite au gouvernement congolais, c’est de publier et de faciliter l’accès à l’information pour une gestion transparente.
Il convient de signaler ici que c’est à la suite des avancées significatives réalisées par l’exécutif congolais dans les secteurs des mines, forestier et des hydrocarbures que la Banque mondiale a formulé cette série de recommandations coulées à travers la matrice de la gouvernance économique.
On peut noter à ce sujet, que le débat sur le contrôle de l’Etat comme actionnaire unique dans les actifs des entreprises minières publiques, est aux yeux des experts de deux parties, stratégique, afin d’assurer leurs contributions efficaces à l’économie nationale. Il en est de même du résultat satisfaisant de la publication des contrats miniers sur le site WEB qui pourrait servir d’exemple dans les autres secteurs.
Les experts ont en outre, soutenu la publication de la carte de retombe minière et des listes des permis miniers, ainsi que l’accès concurrentiel et transparent aux périmètres miniers abandonnés ou annulés sur le site WEB du CTCPM.
Dans le secteur forestier, ils ont recommandé la publication sur le site WEB du ministère de l’Environnement, Conservation de la nature et Tourisme, des listes des titres convertis depuis le 10 février 2011, des permis de coupe délivrés, et des détenteurs des droits fonciers en règle avec le fisc, ainsi que des informations de l’administration des forêts pour le suivi.
Dans le secteur des hydrocarbures, la mission conjointe avait souligné l’importance de finaliser la lettre de politique sectorielle du gouvernement dévoilant la vision stratégique de développement du secteur et dont pourraient se servir les investisseurs et le public.
Signalons que dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires, les partenaires se félicitent du fait que la RDC a manifesté son intention d’adhérer à l’Ohada et de rejoindre les pays membres de la Convention de New York de 1958 sur la reconnaissance et l’exécution des sentences arbitrales. Tous les partenaires ont accueilli avec enthousiasme, la création par la RDC, de l’autorité de régulation des marchés publics.
Vendredi dernier, une journée d’échange est intervenue entre les experts de la Banque mondiale et les journalistes du Réseau de la presse économique. Gothard Walser, Rémi Pelor et Delphin Tshimena, ont profité de cet entretien, pour éclairer la lanterne des journalistes sur les articulations de la matrice, en même temps pour enregistrer les grandes préoccupations des médias sur son importance et la feuille de route pour sa mise en exécution.
 
J.R.T.     

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