Le gouvernement congolais face aux défis de la bonne gouvernance

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En dépit de multiples défis d’ordre sécuritaire et financier, le gouvernement doit poursuivre des efforts pour la stabilité du cadre macro-économique, avec comme objectifs, la maitrise des tensions inflationnistes et l’équilibre budgétaire.
Ces efforts sont exigés à l’exécutif congolais, dans la perspective de l’organisation de prochaines élections présidentielle et législatives de novembre. Telle est la grande recommandation que vient de faire l’expert du FMI Robert York, au terme de sa mission de plus d’une semaine, dans la capitale congolaise.

Une fois de plus, c’est la discipline dans l’exécution des dépenses publiques qui est conseillée aux autorités congolaises, étant donné que cette discipline permettra la poursuite harmonieuse du programme conclu avec le FMI dans le cadre de la 4 ème revue de l’accord signé au titre de la Facilité élargie de crédit ( FEC). A l’approche des scrutins, Robert York a en effet, noté la multiplication des pressions en faveur des dépenses liées à ce processus, dépenses qui constituent un risque principal pour des tensions inflationnistes. La discipline en matière des dépenses sert, à son avis, d’ancrage au programme convenu entre le FMI et le gouvernement congolais. Ce programme s’appuie en matière de recettes, sur le paiement anticipé de certains impôts, sur les réformes administratives et sur les augmentations des prix intérieurs du carburant.

Dans son rapport de fin de mission, l’expert du FMI recommande la vigilance à la Banque centrale du Congo, face au risque d’une accélération de l’inflation pouvant déstabiliser l’économie congolaise. Le maintien des taux directeurs à des niveaux suffisamment positifs en termes réels, pourra contribuer, fait-il observer, à faire reculer l’inflation, réduire les anticipations inflationnistes et atténuer toute pression baissière éventuelle sur le taux de change.
Tout en saluant les bons résultats enregistrés durant le premier semestre de cette année, grâce à la mise en œuvre satisfaisante des politiques macro-économiques, Robert York insiste sur le fait qu’il est cependant, nécessaire d’accélérer la poursuite de certaines mesures pour l’aboutissement de ce programme. Entre autres mesures, il s’agit de l’amélioration de la gouvernance et de la transparence dans la gestion des industries extractives.

En dépit d’une conjoncture économique internationale difficile, l’expert du FMI s’est réjoui de constater qu’en 2011, la croissance pourrait dépasser les prévisions de 6,5 %. L’activité économique bénéficie de l’évolution favorable des exportations des produits miniers et de la bonne tenue de la demande intérieure. D’autre part, l’envolée des prix mondiaux des produits énergétiques et alimentaires durant les premiers mois de cette année, a-t-il fait remarquer, a conduit à une accélération de l’inflation intérieure, mais le rythme de cette inflation s’est désormais modéré. Dans les prévisions, cette inflation va se maintenir au dessus de l’objectif à un seul chiffre fixé par la Banque centrale.

Conclusion ?
Face à ces résultats encourageants, les services du FMI envisagent d’appuyer l’achèvement de la 4 ème revue de l’accord de la Facilité élargie de crédit, au cas où le programme sera poursuivi de manière satisfaisante, et si les discussions sur des politiques et réformes structurelles étaient concluantes. J.R.T.

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