Le génocide rwandais importé en RD Congo !!!

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massacre-BENI2La communauté NANDE de Kinshasa a lu, non sans regret, dans le journal «Le Phare» paru le 1er mars 2016 un article sur une lettre mensongère et calomnieuse signé par une organisation de paille qui se nomme «Club Nyiragongo» ; et se présente en encadreur des jeunes Hutu dont la communauté se sert comme avocat pour tenter de couvrir les crimes contre l’humanité dont sont auteurs les FDLR et alliés sur les populations civiles Nande dans la province du Nord-Kivu.

La Communauté NANDE s’insurge durement contre cette façon de faire. En effet, l’opinion nationale et internationale devra savoir que cette agitation dans le camp de la communauté Hutu trahit leur complicité avec les atrocités que commettent les FDLR et leurs alliés sur les populations innocentes d’autres communautés dans la province du Nord-Kivu.

Cette lettre du fameux club «Nyiragongo» est une simple fuite en avant comme pour «un voleur qui crie haut au voleur», dans le seul but de brouiller les pistes des enquêteurs. Cela est une stratégie bien connue depuis le génocide au Rwanda de 1994; car depuis lors, les FDRL sèment morts, violences sexuelles et pillages des biens sur d’autres communautés que les Hutu Congolais; et, ce sans que les plus clairvoyants de leurs leaders, n’expriment des remords ni de compassions. Cette lettre et les nombreuses interventions médiatiques en sont des preuves suffisantes.

En effet, à ce jour, on compte plus de 1000 Nande qui ont été égorgés dans les territoires de Beni et de Lubero, villes de Beni et de Butembo. Et pourtant, sur l’affinité ethnique et linguistique avec les Hutu Congolais, les FDLR/lnterahamwe continuent à recruter sans difficulté de nombreux jeunes Hutu, qu’ils forment à l’usage des armes à feu et aux pratiques de tuer à la hache et aux  machettes, sans qu’ils ne soient dénoncés par des politiciens et notables Hutu de Kinshasa. Leur silence et leur calme sont suffisamment interpellateurs.

Qui n’a pas suivi ces dernières semaines au cours de l’émission «Dialogue entre congolais» sur Radio Okapi, l’Honorable François NZIKUYE qui reconnaissait officiellement que les Hutu, pour obtenir protection en territoire de Lubero, recourent aux FDRL/interahamwe ; alors qu’en tant que député national, il devait savoir que ceux-là sont accusés de plusieurs exactions sur les populations civiles Nande dans la province du Nord-Kivu. Ce qui converge avec les lamentations que des populations Nande de ce coin, victime des dites tueries soulevaient par rapport aux activités d’une milice appelée NYATURA!!!

Cela démontre en fait que le fameux «Club Nyiragongo» de jeunes Hutu est un arbre qui cache la forêt.

En effet, les statistiques des victimes de massacres à Miriki, de Kasiki, de Luhanga, de Kwuto, Nyanzale, etc., démontrent que toutes sont majoritairement Nande.

A Beni, plus de 1000 personnes tuées à la machette et avec des haches, aucun Hutu à part celui qui aurait été brûlé et dont le cadavre aurait servi de proie à un ancien ex-Faz malade mental et originaire de la province de l’Equateur. A en croire le rapport parlementaire, là aussi, il a été dit que certains rescapés de massacres ont confirmé que les bourreaux s’exprimaient en kinyarwanda et, ils ont procédé aux mêmes méthodes opératoires que les FDLR, consistant à incendier des maisons des Nande, tels que les cas de Kanyabayonga, Kasiki; Nyanzale, etc.

Concernant le kidnapping et pillage des biens de Banande dans le parc de Virunga depuis plus d’une décennie et plus tard en territoire de Lubero, aucune victime même collatérale Hutu n’a été enregistrée. C’est ce qui assoie la thèse du voleur qui crie au voleur pour embrouiller la piste. Au cas où les jeunes cadres Hutu, regroupés dans le Club Nyiragongo ne seraient pas au courant de cette triste réalité, nous les exhortons à s’adresser à leurs leaders politiques qui ont  distribué des armes blanches et à feu à la même jeunesse Hutu et qui ont toujours choisi le silence face à la situation sécuritaire grave dans notre province commune.

            La communauté Nande n’a jamais renié la nationalité des Hutu  Congolais mais elle rappelle que les leaders de cette communauté doivent cesser de  jouer avec le jeu des FDLR tel que l’a reconnu Honorable François NZEKUYE.  La communauté Nande les exhorte à se démarquer nettement des hutu Rwandais, FDLR ou autres chercheurs des terres sinon ils risquent d’être confondus aux génocidaires car le même mode opératoire qui a exterminé les Tutsi au Rwanda est en train d’être utilisé sur les Nande, à savoir décapiter sans pitié, tuer avec machettes ou haches, éventer des femmes enceintes, etc.

            Les jeunes Hutu du Club Nyiragongo qui se font aujourd’hui, sans mandat, avocats de la communauté en lieu et place des représentants officiels, doivent lire l’histoire pour constater que les massacres de 1994 ont été perpétrés pas des Hutu Rwandais aujourd’hui présentés comme protecteurs, de certains Hutu Congolais et non par des Nande.

            Les rescapés Nande des massacres de Miriki ont reconnu les bourreaux parlant le Kinyarwanda et logés dans le camp de la Monusco à Miriki,  dont un certain Savimbi. A ce jour, nous apprenons que certains leaders de la communauté Hutu mèneraient des démarches pour sa libération. Même les rescapés Nande de Nyanzale connaissent ceux qui ont brûlé leurs maisons et ceux qui ont tué plus de 10 Nande. Y a-t-il des Hutu qui sont morts à Nyanzale. Y a-t-il à Nyanzale des maisons des Hutu incendiées?

La communauté Nande voudrait faire savoir à qui veut qu’à l’occasion  de la visite de la délégation gouvernementale à Miriki et à Buleghusa, il y a de cela environ deux semaines, la population, elle-même, a pointé du doigt un membre du gouvernement d’avoir distribué des armes aux jeunes Hutu. Nous espérons que ce détail sortira de leur rapport de mission devant le gouvernement car l’agitation actuelle dans le chef de beaucoup de Hutu relève d’une fuite en avant pour faire obstruction à l’enquête internationale sollicitée par la communauté Nande sur le génocide dont elle est victime. Elle met en garde les jeunes qui veulent apparaitre  à l’avant plan dans le cadre de la stratégie de cacher les véritables planificateurs, tireurs de ficelles financiers et autres auteurs intellectuels de ce génocide. Nous les remercions néanmoins d’avoir saisi les institutions de la république qui toutes doivent s’impliquer pour démasquer les auteurs de ces actes ignobles, quels que soient les lieux où ils seraient terrés et d’où ils joueraient la politique de sapeur-pompier. Nous demandons enfin aux responsables de la communauté Hutu de se prononcer clairement sur les positions de leur jeunesse irresponsable autant qu’ils doivent condamner les génocidaires qui se cachent en leur sein.

Fait à Kinshasa, le 02 mars 2016

Pour le Comité de Gestion du Kyaghanda-Kinshasa

Le Premier Vice-président

Paluku Kandu