Le général Michel Elesse invite tout Tshangu à soutenir la réforme

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Disposer en RDC, d’une police apolitique et non inféodée au parti politique au pouvoir, professionnelle, républicaine et respectueuse des droits de l’Homme, après de longs cauchemars procurés par les mauvais éléments de l’ex-Gendarmerie nationale et de l’ex-Garde civile, un rêve que caressait depuis des décennies, toute la population congolaise, est enfin devenu une réalité vivante. Loin d’être un projet virtuel enfoui dans les tiroirs, cette belle expérience n’est jusqu’à ce jour, savourée que par les habitants des provinces-pilotes où le projet de la police de proximité a été matérialisé au Bas-Congo, Kinshasa, Kananga et Sud-Kivu.
Dans ces provinces-pilotes, les éléments formés à cette nouvelle doctrine de la police de proximité sont appréciés pour leur accueil au commissariat, ainsi que pour les nombreux services qu’ils offrent à la population, le jour comme la nuit, le dialogue permanent avec les chefs de quartiers et les représentants de la société civile, et surtout pour la gratuité de leurs prestations.  
Voilà pourquoi les responsables de la police ont été exhortés par la population, à travers la campagne de vulgarisation de la loi organique de la police, à procéder sans plus tarder à son extension dans d’autres communes de Kinshasa, ainsi que dans d’autres provinces, de manière à ce que ce changement de mentalités et de comportement dans le chef des policiers, soit palpable et visible.
La dernière journée de la campagne de CSRP pour la vulgarisation de la loi organique de la police qui s’est déroulée hier jeudi 16 juillet 2015, à la Maison communale de Kinkole, a permis aux initiateurs de cette campagne d’apporter à la population de Tshangu, une somme d’informations sur cette nouvelle culture policière, sur les lois de la réforme de la police et sur le fonctionnement de la police de proximité.
Usant de pédagogie, le secrétaire exécutif du Comité de suivi de la réforme de la police a brossé les grandes lignes de l’historique de notre police, depuis la conception de ses structures et de son organisation, ainsi que de ses principales lois régissant tout son fonctionnement. Le général Michel Elesse Yombentole s’est fait plus explicatif en mettant en exergue les quelques difficultés qui entravent la mise en œuvre de la réforme de la police.
 
La population enthousiasmée par la police de proximité
Pour lui, la loi de programmation promulguée dernièrement par le président de la république, devait être appliquée à travers la loi des finances de 2015, pour enfin démarrer le plan d’exécution de nombreux investissements en faveur de la Police nationale congolaise, en termes de construction d’infrastructures, d’acquisition des équipements de bureau, de matériels pour les interventions, ainsi que pour l’amélioration des conditions sociales de policiers.
Il a mis un point d’honneur sur la collaboration entre la police et la société civile qui montre que la nouvelle police et la population sont appelées à instaurer entre elles, un climat de confiance et de relations de partenariat. Pour terminer, le général Michel Elesse a souhaité voir les policiers et la population du district de Tshangu, s’approprier la loi organique de la police, pour que la réforme de la police ne puisse souffrir d’aucune réticence, ni résistance, pour la poursuite de sa mise en œuvre.
Me Simon Musondoli, coordonnateur du groupe de travail sur le cadre légal et réglementaire au CSRP, a donné l’économie de la loi organique de la police, une loi dont certains policiers ignoraient la promulgation, surtout qu’elle attend plusieurs textes réglementaires pour son application harmonieuse. Soulignant les principales innovations, il a montré comment la nouvelle police est différente des anciennes forces de police, notamment par son organisation particulière, ses structures conformes aux standards internationaux et ses rapports avec les autorités politico-administratives, judiciaires et militaires, tout en demeurant à l’écoute permanente de la population pour répondre à ses multiples besoins de sécurité.
Et c’est pour illustrer les changements des structures de commandement de la police que le commissaire supérieur adjoint Alain Kabengele du CSRP a expliqué la composition et les organigrammes du Conseil supérieur de la police, du Commissariat général et de l’Inspection générale de la Police nationale.
Le commissaire supérieur principal Daniel Makakuna est intervenu pour éclairer les policiers et les chefs de quartiers sur le concept de la police de proximité, le nouveau mode de fonctionnement de la police. Son regard d’expert s’est focalisé sur les expérimentations, les constats et les défis qui attendent son extension à travers tout le territoire national.
Un débat enrichissant a clôturé la fin de cette campagne de vulgarisation.                      J.R.T.