Le Front Citoyen dénonce la chasse à l’homme

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délégation-congolaise-île-de-Gorée-720x400L’opération ville morte décrétée le 16 février 2016 sur l’ensemble du territoire national par une frange de l’opposition et de la société civile continue de faire couler encre et salive. Le vendredi 22 février 2016 au siège de la VSV, le « Front Citoyen 2016 »  a dénoncé la mort d’un membre de l’UNC, l’enlèvement de six jeunes pro-démocratie de Lucha à Goma et la disparition de deux autres.

Dans un communiqué lu par le Directeur exécutif de la VSV, Dolly, le Front Citoyen a exigé la libération immédiate de tous les détenus du 16 février 2016, faute de quoi les membres de ce mouvement citoyen vont se constituer tous prisonniers.

Selon les membres du Front Citoyen, la journée ville morte du 16 février 2016 constitue une interpellation pour ceux qui doutent encore de la capacité des Congolais de défendre la démocratie par des moyens légaux et pacifiques.

«Cette journée ville morte est un message clair : le peuple congolais est debout et va imposer sa volonté trop longtemps ignorée, méprisée et foulée aux pieds », a déclaré le directeur exécutif de la VSV.

Dolly souligne que la journée ville est une preuve de l’attachement des Congolais à la démocratie et de leur volonté de la défendre à tout prix.

Le Front Citoyen 2016 a également rendu hommage aux citoyens congolais qui ont répondu positivement et massivement à l’appel de la ville morte lancé par les forces politiques et sociales qui militent pour une alternance démocratique en République Démocratique du Congo, dans le strict respect de la Constitution.

            Dolly a indiqué que « cette démonstration de force, non violente mais combien puissante, est un indicateur de la détermination farouche à obtenir l’alternance ».

            Pour le directeur exécutif de la VSV, « Kinshasa, Matadi, Bukavu, Goma, Lubumbashi, Mbuji-Mayi, Kananga… ont présenté un spectacle de Congolais qui, dans le calme, la paix et quiétude, sans provoquer le moindre débordement, ont exprimé leur ras – bol à un mode de gouvernance qui les déshumanise chaque jour un peu plus ».

            « En dépit de la campagne de provocation, de dissuasion orchestrée en son encontre et malgré les menaces à peine voilées proférées publiquement par des officiels… le peuple congolais n’a pas reculé », a-t-il fait savoir.

ERIC WEMBA