Le Fonds de solidarité pour la scolarisation de jeunes filles créé

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Les lampions de la deuxième édition du Forum mondial des femmes francophones se sont éteints, hier mardi 4 mars à Kinshasa au Palais du Peuple sur fond de nombreuses recommandations formulées par les participants venus des Etats membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). La cérémonie était rehaussée de la présence de trois premières dames (Marie Olive Lembe Kabila de la RD Congo, Antoinette Sassou Nguesso de République du Congo et Mme Keita du Mali). Cette rencontre s’est révélée comme une occasion propice pour les femmes de l’espace francophones de discuter des questions relatives à leur autonomisation.

A la suite des travaux en commissions, les participants ont formulé des recommandations pertinentes devant faire l’objet des plans de développement des gouvernements des Etats membres de l’OIF. Celles-ci sont adressées à la fois aux différents gouvernements des Etats, à l’OIF et à l’ensemble des Organisations de la Société civile francophone.

Aux gouvernements, les participants ont, entre autres, demandé des garanties sur la participation des femmes dans le processus de médiation et de résolution des conflits.

Sur le plan de l’éducation, clé de l’émancipation de la femme, les participants ont recommandé aux gouvernements des Etats francophones de garantir la scolarisation des filles jusqu’à l’âge de 16 ans. A ce titre, la ministre française chargée de la Francophonie, Yasmina Benguigui, a annoncé la création du Fonds de solidarité pour la scolarisation des jeunes filles jusqu’à l’âge de 16 ans. « Il y a urgence que l’égalité femme-homme devienne une réalité. Mobilisons nous sans faille, sans repos, jamais baisser les bras ! », a lancé Yamina Benguigui à ses consoeurs, promettant par ailleurs de plaider la cause des femmes de l’espace francophone aux instances internationales.

Elles ont réaffirmé leur détermination de faire de la question de l’égalité « femme-homme » une des priorités du programme de développement de l’ONU post 2015.

            Il convient de noter que la mission de la RDC remplie, le bâton à été passé au Sénégal qui va, en marge du 15ième sommet de la Francophonie, organiser à son tour le troisième forum mondial des femmes francophones. A Kinshasa, le deuxième forum a été honoré de la présence de la Présidente centrafricaine Catherine Samba Panza et des trois premières dames dont celles de la RDC, du Mali et de la République du Congo, signe de la détermination des femmes francophones à s’impliquer dans le processus de développement de leurs pays.

            D’ores et déjà, la ministre Géneviève Inagossi a assuré que « la RDC assumera  sa part de  responsabilité pour passer de la parole à l’acte ». Elle a,  dans ce cadre, promis la mise en place d’un plan de suivi des recommandations formulées à l’issue de ce deuxième forum mondial des femmes francophones dont les travaux ont été, au nom du président de la république, clôturés par le président du bureau de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku.

    Hôte du jour, Géneviève Inagossi, a noté avec satisfaction la réalisation de trois grands résultats se rapportant aux objectifs assignés au forum des femmes. Il s’agit notamment de la mutualisation des expertises et des initiatives susceptibles de promouvoir la prévention des violences faites aux femmes ; de l’intensification des échanges entre participantes sur les expériences et les bonnes pratiques en matière de promotion du rôle des femmes dans les activités économiques des pays de l’espace francophone.

            Somme toute, « les travaux du deuxième forum mondial des femmes francophones, auront rendu audible la voix des femmes francophones en matière de promotion et de la protection de leurs droits », a conclu la ministre du Genre, Famille et Enfants.

Tshieke Bukasa

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