Le Directeur exécutif de l’UNFPA met l’accent sur la dignité des victimes

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Le respect de la nature humaine et l’égalité de sexe : c’est le vœu exprimé par le docteur Babatunde Ositimehim, lors du point de presse organisé le mardi 8 octobre 2013 par le ministère du Genre, de la Famille et de l’Enfant,  en collaboration avec le Fonds des Nations –Unies pour la Population (UNFPA) au Fleuve Congo Hôtel de Kinshasa.

 Cette rencontre riche en échanges a connu la présence de plusieurs personnalités, notamment  Mme Bangura, Secrétaire générale adjointe des Nations-Unies  sur les violences sexuelles, Mme  Geneviève Inagosi ,  ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant, Wivine Mumba Matipa,  ministre de la Justice, Tewodroros Melesse, lDirecteur général de l’IPPF. En effet, ce face-à- face avait pour but la présentation du rapport sur l’ampleur des violences sexuelles pour la période 2011, 2012, et le 1er semestre 2013 en RDC.

Saisissant cette occasion, le Directeur exécutif a assuré que les efforts de l’UNFPA sont joints  à ceux de l’IPPF pour l’avancement  dans cette lutte, et de préciser que la victime d’une violence sexuelle peut être un proche parent, une nièce, ou une tante. Il a joint sa voix à celle de Mme Bangura pour souligner  qu’il faut  stopper les violences sexuelles et améliorer le statut des filles, afin qu’elles demeurent à l’école. Il a ajouté que les données statistiques sont importantes pour évaluer le travail réalisé, car celles-ci constituent un tableau de bord pour l’avancement des choses. D’où, il faut d’abord privilégier la dignité humaine au lieu de se focaliser seulement sur des statistiques.

            De son côté, Mme Bangura a fait savoir qu’il ne s’agit pas seulement d’un problème de l’ONU mais de tous les Etats membres, qui devraient tout faire pour protéger leurs citoyens. La mission de l’ONU est de suivre, d’appuyer le pays avant de promettre d’user de la force contre les auteurs des violences sexuelles.

            Pour sa part, la ministre de la Justice a soutenu que les violences sexuelles constituent un crime abominable  et punissable. Elle a indiqué qu’il faut que la société civile puisse aider l’Etat dans la vulgarisation de la loi.

            Quant à la ministre du Genre, Geneviève Inagosi, elle a révélé que pour le 1er semestre 2013, 44 cas de viols ont été enregistrés, soit 2 cas toutes les heures. Selon elle, les violences sexuelles sont des questions de vie qui ne doivent laisser personne indifférent et de renchérir qu’une bonne coordination des activités s’impose, en même temps que la planification des interventions, avant de préciser que les résultats obtenus sont partiels et ne concernent que 7 provinces  sur l’ensemble du pays.

La planification familiale, une nécessité pour les familles

            Le  Directeur exécutif de l’UNFPA et sa délégation ont effectué une descente au centre de santé « Maréchal » et de l’école Nsokola où l’ABBEF-ND (Association pour le Bien-Etre Familial), une asbl affiliée à IPPF, a organisé une journée de sensibilisation des femmes sur les IST/VIH  SIDA (Infections sexuellement transmissibles et Virus d’immuno-déficience), les grossesses précoces et non désirées en milieu de jeunes.

            Les membres de la délégation ont pris part à l’acceptation volontaire de 250 femmes qui ont souscrit à l’ « implant » comme moyen de contraception pour une durée de 5 cinq ans. Le docteur Babatunde et sa délégation ont également eu une séance  de travail avec le docteur Félix Kabange Numbi.

            Dans son exposé, le ministre de la Santé a fait une  brève présentation de la planification familiale, de la cartographie, de l’engagement, des défis. Il a renseigné qu’il faut vite réformer la loi, mais à travers un cadre légal, par dse stratégies innovantes, afin d’atteindre la population au niveau de la base, puisque la loi en RD Congo interdit l’interruption volontaire de grossesse (avortement).

            A leur tour, l’UNFPA et IPPF ont formulé de recommandations qui sont entre autres la démédicalisation de la planification familiale, l’identification des pairs éducateurs, l’approche de la coopération sud-sud, le statut spécial pour l’ABBEF-ND, etc.

Melba MUZOLA  

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