Le Dircab de Mende: «Le gouvernement n’encouragera jamais la violence contre les journalistes»

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– Madame la Secrétaire Générale au Ministère de la Communication et des Médias
. Monsieur le Président de l’OMEC,
. Messieurs les Responsables des stations de Radiodiffusion et de télévision,
. Monsieur le Secrétaire Permanent de la Commission Nationale pour l’UNESCO
. Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs
. Distingués invités,

 Après trois jours d’une fructueuse réflexion, nous voilà à la fin de I’atelier consacré au thème « Tolérance zéro et sécurité des journalistes : défis et perspectives »
Je voudrais à cette occasion, au nom de Son Excellence Lambert MENDE OMALANGA, Ministre de la Communication et des Médias, remercier les organisateurs de cet atelier ainsi que l’ensemble des participants pour cette initiative constructive. C’est aussi le lieu d’encourager les acteurs des autres secteurs à une participation positive, sans tout attendre du seul Gouvernement.

 

Mesdames, Messieurs
Distingués invités,

Ainsi que le Ministère l’a souligné dès le départ, la sécurité des journalistes est d’une importance primordiale. Si les médias ne peuvent faire leur travail librement, ils seront incapables de rassembler les nouvelles et d’informer le public. La violence contre les journalistes a donc un impact négatif sur le droit de la population à être informée à travers les médias.
Il est vrai que la responsabilité d’assurer la sécurité de tout citoyen, en ce compris les journalistes, repose sur les épaules des autorités publiques.
 Mais nous constatons avec satisfaction qu’en plus de quelques recommandations, les participants à l’atelier ont élaboré une série de lignes directrices pour aider les journalistes à faire leur travail en sécurité.
Pour sa part, le ministère soutient toute initiative qui s’emploie à améliorer la sécurité des journalistes. C’est à ce titre que le Ministère salue le « Vade mecum de la sécurité des journalistes en RDC », fruit de cet atelier.

Mesdames, Messieurs
Distingués invités,

 Au moment où nous célébrons la Journée internationale de la liberté de la presse, permettez-moi de rappeler que le droit à I’information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout être humain.
 Selon l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789, la libre communication des pensées et des opinions est l’un des droits les plus précieux de l’homme. Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement «sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi» ;
 A cet effet, le Ministère insiste sur le fait que cette liberté de communiquer des informations et des idées comporte des «devoirs» et des «responsabilités». En conséquence, l’exercice de cette liberté peut dès lors être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires dans une société démocratique.
 C’est à juste titre que l’un des animateurs de l’atelier l’a dit au cours des travaux : lorsque le journaliste quitte son champ de l’information, il devient une cible facile.
Et par certaines attitudes contraires à la déontologie professionnelle, le journaliste
peut s’exposer lui-même à des actes de représailles.

Toutefois, le gouvernement n’encouragera jamais la violence contre les journalistes. Des actions légales seront intentées contre quiconque sera responsable de violence indue contre un journaliste.

Mesdames, Messieurs
Distingués invités,

 J’espère que tous les participants à cet atelier auront compris que le concept de tolérance zéro n’est pas uniquement dirigé contre les journalistes qui s’écarteront de leurs obligations professionnelles, mais est aussi une disposition censée protéger également les journalistes contre des comportements contraires aux options de la République de par sa constitution dans le chef de certains préposés de services de l’Etat.
 Ceci est la ferme volonté du Gouvernement, mais au regard des réalités de notre pays, elle est un défi que je vous engage à relever avec le Gouvernement de la République.
 Aussi, voudrais-je vous réitérer les félicitations de Son Excellence Monsieur le Ministre de la Communication et des Médias pour votre participation à cet atelier et ses remerciements pour le souci manifesté d’une collaboration positive pour l’intérêt général.
 Sur ce, au nom de son Excellence Monsieur le Ministre de la Communication et des Médias, je déclare clos l’atelier de I OMEC sur le thème « Tolérance zéro et sécurité des journalistes : défis et perspectives »

Je vous remercie.
Le Directeur de Cabinet

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