Le dernier face à face Chebeya – médias

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Floribert Chebeya B. a dénoncé vigoureusement l’arrestation de sept défenseurs des Droits de l’homme par la police angolaise à Cabinda. Il s’agit de messieurs André Zeferino Puati, arrêté le 08 janvier 2010 ; José Benjamin Fuca, arrêté le 12 janvier 2010 ; Belchior Lanzi Tati (Economiste), arrêté le 13 janvier 2010 ; Raul Tati (Prêtre), arrêté le 16 janvier 2010 ; Francisco Luemba (Avocat), arrêté le 17 janvier 2010 ; Barnabé Paca Pezo (Ingénieur), arrêté le 14 février 2010 et Bernabé Paca Panzo (Economiste), arrêté le 11 avril 2010. Toutes les sept victimes sont de nationalité angolaise. En plus, ils ont été appréhendés à domicile par la police angolaise – sans mandat – et qui n’a fourni aucun motif réel de cette rafle.

Toutes ces précisions ont été fournies par Floribert Chebeya B., directeur exécutif de la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV), lors d’un point de presse organisé le mardi 01 juin 2010 au siège de la VSV dans la commune de Ngaliema. Il s’exprimait pour le compte de la plate-forme « Réseau Bassin Congo-Océan », un regroupement des défenseurs des Droits Humains de la République d’Angola, de la République du Congo et de la Rd Congo. Au cours de ces rafles, le domicile de Francisco Luamba a été fouillé systématiquement par la police avant d’emporter des documents et autres effets personnels de l’avocat.

 Origine des rafles : l’agression mortelle du 08 janvier 2010 contre l’équipe nationale de football du Togo

D’après les informations parvenues à la VSV, l’arrestation des défenseurs des Droits de l’Homme serait liée, entre autres, à l’attaque du bus qui transportait l’équipe nationale de football du Togo vendredi 08 janvier 2010, lors de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2010), aux différentes actions pour la promotion et la défense des droits de l’homme en Angola et à un livre écrit en 2008 par l’avocat sur le Cabinda. Chebeya est convaincu que le gouvernement angolais aurait depuis longtemps indexé ces défenseurs des droits de l’homme pour leurs activités des droits de l’homme en faveur de la population du Cabinda.

Le Réseau Bassin Congo-Océan rappelle au gouvernement angolais ses obligations à respecter les textes juridiques internationaux sur les droits de l’homme, notamment la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Déclaration des Nations Unies de 1998 sur la protection des défenseurs des droits de l’homme etc. Il invite par conséquent le gouvernement angolais à faire toute la lumière sur l’arrestation et la détention des défenseurs des Droits Humains et de sanctionner les auteurs, exécutants et les commanditaires afin de lutter réellement contre l’impunité. Le Réseau Bassin Congo-Océan demande au gouvernement angolais de libérer sans condition les défenseurs des Droits de l’homme, sinon les déférer devant des instances judiciaires compétentes pour un procès juste et équitable.

Répondant à une question, Floribert Chebeya fera remarquer que plus d’une fois les défenseurs des droits humains de la Rd Congo ont tenté de rencontrer l’ambassadeur d’Angola dans notre pays sur cette question, mais sans résultat, car selon les réponses de ses collaborateurs, il était toujours absent de l’ambassade. Le Réseau a aussi informé la Présidence de la République et notre ministère des Affaires étrangère. Au niveau de la République du Congo, le Réseau a saisi les autorités compétentes pour obtenir des réactions salutaires pour le respect des textes juridiques au terme desquels nos gouvernements se sont engagés pour le respect des droits humains. 

SAKAZ       

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