Le député Vuemba inquiet

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Le député national Jean-Claude Vuemba est inquiet. Son inquiétude se fonde sur le risque de voir la journée de la femme perdre tout son sens à cause de la prédominance des manifestations festives (défilés, musique, danse, jeu de « nzango », boissons) sur le débat autour de la condition réelle de la Congolaise. Cet opérateur politique exprime, dans son message aux femmes, toute sa reconnaissance au Créateur (Gén.2.18) pour avoir donné à l’homme la partenaire indispensable à son bonheur sur terre.

A son avis, les Congolaises devraient profiter du 8 mars pour marquer un temps d’arrêt, se remettre en cause et peaufiner des stratégies pour l’avenir. De leur côté, les pouvoirs publics devraient faire leur introspection et réfléchir à la politique qu’il faut pour l’émancipation effective de la Congolaise.

A l’occasion du 8 mars, le député élu de Kasangulu s’est souvenir, le cœur serré, de nos mamans, sœurs et filles victimes des guerres à répétition, surtout dans la partie Est du pays, mais aussi celles qui souffrent des injustices, des violences et traitements dégradants en dépit de la reconnaissance de leurs droits par la Constitution.

Pendant qu’à Kinshasa et ailleurs, on défilait, chantait, buvait et dansait, a-t-il indiqué, des milliers de femmes et leurs familles sont privées du minimum vital à Dongo, dans l’Equateur, tandis qu’à Muanda, des dizaines de paysannes ne savent plus nourrir leurs familles à cause de la pollution des terres, de l’eau et de l’environnement par la firme pétrolière Perenco.

Aussi a-t-il pris l’engagement, en accord avec les icônes de l’opposition politique congolaise que sont Etienne Tshisekedi, Jean-Pierre Bemba et Jacques Matanda, de réactiver le combat de la libération de la Congolaise de toutes les pesanteurs qui bloquent sa marche vers la parité effective homme-femme.

                                                Jacques Kimpozo

 

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