Le D.G. de l’Unesco pour la protection et le renouveau des parcs nationaux

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       La directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour ’Education, la Science et la Culture (Unesco), Irina Bokova, vient d’effectuer, du 13 au 14 janvier 2011, une visite officielle en République Démocratique du Congo (RDC). A l’issue de cette visite, il  y a eu un point de presse où a été rendu public un communiqué conjoint et une «Déclaration de Kinshasa sur les sites du patrimoine mondial de la Rd Congo ». Ces deux documents montrent qu’à l’appui du gouvernement congolais, l’Unesco considère que la protection d’abord et le renouveau écologique ensuite des sites congolais du Patrimoine mondial relèvent d’une priorité absolue.

         Unique pays du continent africain à abriter sur son territoire cinq sites naturels inscrits sur la liste du Patrimoine mondial, la Rd Congo fait face, depuis un peu plus d’une décennie, à la détérioration de l’état de conservation des biens qui se trouvent ur son sol. Signataire de la Convention concernant la protection du patrimoine mondial culturel  et naturel en 1974, la Rdc est encore le seul Etat partie à la Convention à avoir tous ses sites également inscrits sur la liste du Patrimoine mondial en péril. En raison de leur localisation dans la partie Est de la Rdc (à l’exception du Parc national de la Salonga), ces biens (Parcs nationaux de Garamba, de Kahuzi-Biega, des Virunga et Réserve de faune à Okapi) ont embrasé la région durant la dernière moitié des années 90 au début des années 2000. La forte présence des militaires et autres groupes armés, l’arrivée massive des réfugiés, les occupations illégales de terrain, l’augmentation sans précédent du braconnage et d’une manière générale l’augmentation significative de la pression exercée sur les ressources
naturelles ont conduit le Comité du Patrimoine mondial à inscrire rogressivement les cinq sites sur la liste du Patrimoine mondial en péril.

Priorité de l’Unesco : protéger, restaurer et faire sortir les cinq iens de la liste du Patrimoine en péril

         Et dix ans après cette inscription sur la liste du patrimoine mondial en péril, le constat est alarmant : les cinq biens figurent toujours sur cette liste. Cela fait trop longtemps pour Mme Irina Bokova qui veut qu’une impulsion radicale et sans ambiguïté soit onnée au haut niveau pour une gestion efficace et durable de ces arcs. Sa visite est une suite logique de la  décision du Comité du atrimoine mondial qui a demandé au Directeur général de l’Unesco et du Président du Comité du Patrimoine mondial d’organiser une réunion
avec les autorités de la RDC, ainsi qu’avec des représentants de l’Union africaine, des Organisations sous-régionales compétentes et le résident de l’UICN, pour discuter de l’avancement quant à la manière de traiter la détérioration de l’état de conservation des biens du patrimoine mondial de la Rdc avec l’assistance du Fonds du Patrimoine mondial.
         Tout en faisant le bilan des efforts de l’Unesco pour sauvegarder les biens du patrimoine mondial, la Directrice générale de cette agence des Nations Unies a invoqué l’impact positif des parcs et réserve sur le développement de la population et du pays. Elle a noté l’espoir suscité par des engagements courageux du gouvernement congolais et souhaité que cet espoir ne soit pas déçu. Enfin, pour elle, les forêts du Congo font partie des poumons de la planète ; elles font de ce pays un carrefour naturel des enjeux économiques et
scientifiques de demain.                       

SAKAZ

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