Le CPM exhorte l’exécutif à plus d’orthodoxie financière

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Un paquet de recommandations majeures a été formulé hier,  au gouvernement, par le Comité de politique monétaire qui s’était réuni dans le cadre de sa réunion mensuelle du mois de mars, sous la direction de son vice-président, Jean Louis Kayembe wa Kayembe.

Le Comité de politique monétaire qui craint des risques d’inflation monétaire au cours de prochains mois, a exhorté l’exécutif d’une part, à la prudence dans l’utilisation des instruments de politique monétaire et de change. Et d’autre part, à un strict respect du plan de trésorerie du secteur public, tant en monnaie nationale qu’en devises étrangères. Mieux, à une gestion orthodoxe des finances publiques, au motif qu tout dérapage serait susceptible d’amplifier l’inflation « importée ».

Les membres de cette structure conseil  en ont profité pour souligner la nécessité pour le gouvernement, d’amorcer des réflexions et de mettre en œuvre des actions à même d’améliorer l’offre interne des biens et services, ainsi que les coûts des transactions, en vue d’agir sur le comportement à court et à moyen terme des prix des biens et services.

Analysant la situation macro-économique de notre pays, ils ont convenu qu’elle a été affectée par des tensions persistantes sur marché des biens et services, en dépit d’un léger ralentissement observé dernièrement.
Au cours de cette période sous revue, les trois segments du marché sont demeurés globalement stables.
L’examen des indicateurs sur le marché des biens et services, indique que le taux d’inflation hebdomadaire continue de se maintenir à un niveau élevé de  0,48 % contre 0,02 %, son seuil de 2010.

Donnant l’explication de cette évolution, le directeur général en charge de la politique monétaire et des opérations bancaires, Jean Louis Kayembe wa Kayembe, note que des facteurs ont établi le taux d’inflation mensuel à 1,97 % et en cumul annuel à 5,37 %. Ce qui contraste avec l’objectif annuel de 2011 fixé à 13 %. 
Selon lui, les pressions enregistrées sont dues à la persistance du choc d’offre d’ordre externe qui affecte l’économie congolaise depuis le dernier trimestre de 2010.

Sur le marché des changes, une stabilité relative a été observée depuis janvier jusqu’en mars. Par rapport à décembre, le Comité de politique monétaire relève une appréciation de 0,5 % du cours parallèle, alors que le cours indicatif et libre ont connu des dépréciations respectives de 0,3 % et 0,05 %. A la base de cette situation, l’excédent net de l’offre des devises enregistré au cours de mois de février et mars 2011.

Les membres du Comité de politique monétaire ont passé en revue les indicateurs du marché monétaire qui affiche un léger recul des taux d’intérêt réels, dû essentiellement à la hausse continue de l’inflation.

La marge de positivité du taux directeur, a indiqué le directeur général en charge de la politique monétaire et des opérations bancaires,  s’est établi à 4,05 points au 25 mars contre 4,30 points, une semaine plus tôt. Et d’ajouter que le taux d’intérêt moyen pondéré réel s’est situé à 2,30 points au 30 mars contre 2,35 points au 23 ème jour de ce mois.

Notons que le Comité de politique monétaire s’est intéressé également à l’évolution des critères et repères quantitatifs du PEG II à fin mars. L’analyse de la situation montre qu’ils sont globalement respectés.

J.R.T.  

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