Le Conseil National de la Résistance sur pied de guerre

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Annoncé en décembre 2011, au lendemain de la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle et de leur certification par la Cour Suprême de Justice, le « Conseil National de Résistance » vient de prendre réellement corps. En effet, après avoir fonctionné pendant plus d’un mois comme structure informelle, le CNR a été doté, dans la nuit de lundi à mardi 31 janvier 2012, d’une Charte et d’une instance dirigeante appelée « Coordination ». Tout s’est passé au numéro 130 de l’avenue de l’Enseignement, dans la commune de Kasa-Vubu, dans la ville de Kinshasa, où se sont retrouvés près de 300 délégués représentant des partis et regroupements politiques ainsi que des mouvements associatifs.

eux temps forts ont marqué cette « messe » qui s’est achevée autour de 3 heures du matin : l’adoption de la Charte du CNR et l’élection de Joseph Olenghankoy, à l’unanimité, au poste de Coordonnateur. Celui-ci est chargé de mettre rapidement en place un Bureau chargé de la conception, de la planification et l’animation des activités. Plusieurs commissions spécialisées (Affaires étrangères, sécurité, économie, finances, budget, infrastructures, justice, paix, affaires sociales, développement…) devraient être mises sur pied dans un bref délai.
Structure strictement apolitique, le Conseil National de la Résistance s’est assigné comme mission principale la mise en œuvre de tous les moyens pacifiques indispensables pour obtenir la vérité des urnes.

Le Coordonnateur du CNR a martelé qu’il va se battre pour que toutes les forces vives de la Nation congolaise, à l’intérieur comme à l’extérieur, se mobilisent pour participer aux actions de protestation contre les irrégularités et fraudes ayant marqué les scrutins présidentiel et législatifs du 28 novembre 2011. Il a confié qu’avec l’adoption de sa « Charte », son statut juridique ne pose plus problèmes à ses adhérents, qui devraient provenir aussi bien des partis politiques, des confessions religieuses, des mouvements des jeunes et des femmes, des organisations non gouvernementales de défense des droits de l’homme, des organisations syndicales.
La diaspora congolaise, apprend-on, est largement sensibilisée autour de l’objectif majeur visant le respect de la vérité des urnes. A ce propos, elle est prête à relayer les actions en préparation au sein de la Coordination du Conseil National de la Résistance.

Non aux « nominations » à Tshangu

Candidat député national à la circonscription de la Tshangu (Kinshasa IV), sur la liste de son parti, les Fonus (Forces novatrices pour l’Unité et la Solidarité), Joseph Olenghankoy a tenu à dénoncer, avec la dernière énergie, les magouilles observées au Centre Local de Compilation de la Foire Internationale de Kinshasa. A l’en croire, c’est un dignitaire bien connu de la Majorité Présidentielle qui serait occupé à ficeler la liste des députés prétendument élus.
Le célèbre géniteur des « villes mortes » dans l’ex-Zaïre, qui revendique une victoire électorale sans bavure à Kinshasa Est, déclare à qui veut l’entendre qu’il est prêt à se battre jusqu’à la dernière goutte de son sang pour faire triompher la vérité des urnes. Il a pris la résolution, pour ce faire, de ne plus se taire, jusqu’à ce que les auteurs du hold up électoral lui restituent les voix qu’il a largement gagnées dans les urnes.

Kimp

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