Le Congrès du Pétrole à Kinshasa : l’Afrique vise 20% des parts du marché mondial

0
32

Après Tripoli (Libye) en 2001, Alger (Algérie) en 2004, Cotonou (Bénin) en 2007, Kinshasa (République démocratique du Congo) abrite depuis ce mercredi 24 mars les travaux du IVème Congrès Africain du Pétrole et Exposition (CAPE IV).

La cérémonie d’ouverture, intervenue hier mercredi 24 mars, a eu pour cadre le Palais du peuple, siège du Parlement, qui est transformé momentanément en centre international du pétrole.

Le thème principal des assises de Kinshasa est « Plus de 100 milliards de barils de réserves prouvées de pétrole : opportunités, défis et développement ».

 

Trois moments forts ont marqué cette manifestation.

Il s’agit des allocutions du Secrétaire exécutif de l’APPA (Association des pays producteurs de pétrole africains),  du ministre congolais des Hydrocarbures ainsi que du vice-premier ministre et ministre des PTT, Buluphyl.

Le Secrétaire exécutif a commencé par un aperçu général de l’association, avant de définir les objectifs assignés à l’APPA. Gabriel Dansou Lokossou a indiqué que le mouvement des producteurs du pétrole africains (APPA) avait été créé en janvier 1987, à Lagos au Nigéria, par 8 pays africains producteurs de pétrole.

Les difficultés auxquelles sont confrontées les pays en développement, africains en particulier, pour l’approvisionnement en produits pétroliers, ont dicté la création de cette association. L’APPA compte à ce jour 16 pays membres producteurs du pétrole en Afrique. : Algérie, Angola, Bénin, Cameroun, Congo Brazzaville, Congo RD, Côte d’Ivoire, Egypte, Gabon, Guinée Equatoriale, Libye, Nigéria, Afrique du Sud, Tchad, Mauritanie, Soudan.

Hormis ces 16 pays membres effectifs, on a 9 autres qui participent aux travaux à titre d’observateurs. Appelée à palier lesdifficultés d’approvisionnement en produits pétroliers auxquels sont confrontés les pays africains, l’APPA poursuit entre autres objectifs, celui de promouvoir et stimuler les investissements de l’industrie pétrolière africaine. Ainsi le CAPE constitue pour les pays membres de l’APPA une opportunité pour les opérateurs du secteur pétrolier, déjà établis ou désireux d’investir en Afrique, de comprendre les orientations politiques africaines liées à l’exploitation du pétrole.

C’est aussi l’occasion pour les pays regorgeant des potentialités pétrolières de les faires connaître aux investisseurs.

Enfin, les assises du CAPE permettront aux investisseurs d’entrer en contact les décideurs, économistes et politiques du secteur des hydrocarbures.

A son tour, le ministre des Hydrocarbures congolais a expliqué comment et à quelle échéance se tiennent les congrès de l’APPA, tout en donnant le thème des assises de Kinshasa.

Célestin Mbuyu Kabango a, à l’occasion, renseigné que la République Démocratique du Congo regorge d’énormes potentialités en la matière. Notamment les bassins côtiers, Graben Albertine, la cuvette centrale, lac Kivu, etc. Cet événement constitue pour la Rdc, fait remarquer le ministre des Hydrocarbures, une grande opportunité de faire découvrir ses potentialités aux investisseurs en vue d’en tirer dividendes.

« Pendant 4 jours, le Palais du peuple est transformé en centre international du pétrole », a déclaré Mbuyu Kabango.

Plusieurs exposés ont été faits en ce premier jour des travaux qui dureront 4 jours, soit du mercredi 24 au samedi 27 mars 2010.

Au total, quelque 300 interventions sont prévues en marge desdites assises. Ouvrant officiellement les travaux au nom du Premier Ministre, Simon Bulupiy a souligné que l’industrie pétrolière internationale est actuellement intéressée par l’Afrique pour le développement de son industrie. Le vice-premier et ministre en charge des PTT rappelle qu’estimée à ce jour à 2% de la production mondiale, la production pétrolière africaine passera bientôt à 20%.

Après le discours d’ouverture officielle, le représentant du chef du gouvernement a effectué la visite des stands. Selon les organisateurs, 53 entreprises œuvrant dans le secteur pétrolier ont exposé en marge de ces assises. Tout le hall de l’entrée principale du Palais du peuple et ses allées latérales sont occupés par les exposants. Car, c’est le moment pour chaque entreprise de se faire connaître, et aussi chercher à avoir le maximum d’informations sur les possibilités de nouveaux investissements.

Ces entreprises opèrent aussi bien dans les pays membres de l’APPA que dans d’autres à travers le monde.  Dans le lot, il y en a qui proviennent d’Afrique, d’Europe, Asie, Amérique (Etats-Unis et latine).

On raconte que certains entrepreneurs auraient envoyé des managers pour prospecter le terrain en vue de leur éventuelle installation en Afrique, en particulier en Rdc. C’est donc à Kinshasa de saisir la balle au bond.  

Dominique Mukenza

LEAVE A REPLY

*