Le commandant de l’Aéroport de Ndjili accusé de tentative d’assassinat

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Le commandant de l’Aéroport de Ndjili est accusé par L’Udps et son Président national, candidat à l’élection présidentielle de 2011, pour avoir tenté de provoquer un accident d’avion lors du retour dans la capitale, le samedi 26 novembre 2011. Cette accusation a été révélée le dimanche 27 novembre 2011, par Etienne Tshisekedi wa Mulumba, lui-même, lors d’un point de presse qu’il a animé en sa résidence privée de Limeté. Comment, s’est-il exclamé, le commandant de l’Aéroport de Ndjili s’est-il permis d’obéir à un ordre, manifestement mal donné par un autre candidat, concurrent à la même élection présidentielle, pour lui interdire l’atterrissage à Ndjili – sous prétexte qu’en ce moment-là tout le ciel congolais était fermé à la navigation aérienne – alors qu’à force de tournoyer en l’air, l’avion était à bout de ses réserves de carburant? Très inquiet à ce sujet, le pilote sollicitera d’atterrir à Brazzaville, mais cela, selon le Président de l’Udps, lui a été aussi refusé. C’est ainsi qu’on lui donnera comme seule possibilité de se tirer d’affaires, d’atterrir à N’Dolo. Ce que le Pilote s’était précipité de faire.

Revenant à l’origine de cet incident qui a failli lui coûter la vie, E. Tshisekedi a rappelé qu’il venait de parcourir les provinces en campagne électorale qui l’a amené jusqu’à Matadi, dernière étape avant Kinshasa. Lorsqu’il allait prendre l’avion à Matadi, pour la capitale, il s’entendra dire par la dame commandante de l’aéroport, qu’il n’était pas possible pour lui de voler, car le ciel était fermé. Devant sa détermination, la dame a dû autoriser l’envol de son avion.

Et à Kinshasa, c’est le même scenario qui s’est répété. Immédiatement après son atterrissage à N’Dolo, il a dit avoir pris son véhicule pour regagner l’aéroport de Ndjili. Il a été pris en chasse la Garde Républicaine qui l’a arrêté et immobilisé à l’aéroport de Ndjili, jusqu’à 23h30, heure à laquelle, la Monusco enverra ses éléments pour, selon ce qu’ils lui ont dit, le conduire chez lui. Pour lui, le rôle de la Monusco ne devait pas être de le conduire chez lui, mais d’empêcher un candidat d’entraver la campagne d’un concurrent.

 

Trois cadavres arrachés à coups de tirs à balles réelles

Le Président national de l’Udps a aussi dénoncé la violence dont la permanence de l’Udps, à Limeté, a été l’objet dans la matinée du même dimanche 27 novembre 2011, de la part des policiers envoyés pour arracher trois corps de ses gardes, abattus par les soldats qui l’ont séquestré la veille, entre 15h00 à 23h30. Cette attaque de la permanence de son parti a aussi fait plusieurs blessés. En outre, il a estimé à plus d’une dizaine le nombre de victimes réellement tombées le samedi, sans compter des centaines des blessés.

Enfin, Albert Moleka, directeur de cabinet d’Etienne Tshisekedi a lu une lettre adressée par la hiérarchie (commissariat général) de la Police, le 25 novembre 2011, au secrétaire général de l’Udps et dans laquelle la Police se proposait de protéger « le candidat président, Monsieur Etienne Tshisekedi », car « selon les renseignement à caractère sécuritaire livrés par nos services font état d’un complot qui se tramerait contre l’intégrité physique des Candidats à l’Election présidentielle de ce lundi 28 novembre 2011, par un groupe armé en provenance de l’extérieur du pays ». La lettre invitait les responsable de l’Udps a prendre contact avec le Commissariat général de la Police. En conclusion, Albert Moleka s’est étonné que les mêmes forces de Police qui voulaient protéger E. Tshisekedi séquestré pendant plus de 7heures.

RSK

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