Le comité Kasonga Tshilunde fait  le bilan de l’an 1

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 A l’occasion de la  35ème journée de la presse nationale, l’Union nationale de presse du Congo a organisé hier jeudi 27 août à l’hôtel Tropicana Palace à la fois pour réfléchir sur l’avenir de la presse nationale au regard des évolutions technologiques mais aussi pour célébrer le premier anniversaire  du mandat du comité Kasonga Tshilunde depuis qu’il est à la tête de cet organe fédérateur de la presse en  République démocratique du Congo. 

Outre le mot de bienvenue du président de l’Unpc et le mot de clôture prononcé par le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (Csac), Christophe Tito Ndombi, trois exposés ont ponctué cette matinée dont celui de Patient Ligodi,  patron de la radio Univers Fm sur les cinq innovations majeures de  ces cinq dernières années dans la presse ; la viabilité des médias congolais par Al Kitenge, patron de synergy group et celui de Tito Ndombi. 

Parmi les faits marquants de cette matinée, il y a eu entre autres le lancement du site web de l’Unpc www/unpc.info, financé par la Fondation Dan Gertler ainsi que la mise en place dans les tout prochains jours de l’Observatoire des performances publiques  qui permettra à la presse de juger en toute objectivité les performances les actions publiques et les acteurs publics.  En substance, le comité Kasonga Tshilunde est aujourd’hui en passe de gagner sa bataille pour redorer le blason terni de ce cadre fédérateur.

Compte tenu des nombreux défis auxquels la presse congolaise doit faire face et face au risque de voir la culture nationale disparaître et être engloutie par des programmes performants  venus d’ailleurs à cause de la révolution numérique et à la fracture numérique dont souffre la RDC, Tito Ndombi a lancé un appel à l’Unpc et à d’autres structures qui interviennent dans les médias de travailler la main dans la main. Cela, afin de mutualiser les efforts pour améliorer  le cadre réglementaire et législatif, dans le but de participer à la consolidation de la jeune démocratie congolaise.

Premier à prendre la parole, Ligodi a noté les cinq innovations considérées comme majeures dans le domaine des médias. Il s’agit entre autres de la mise en place d’un détecteur de mensonges en période électorale qui permet de détecter des programmes politiques irréalistes ; les drones à utilisation civile utilisés par les médias lors de grands événements et qui permettent des angles des vues imprenables ; l’internet qui permet d’avoir plusieurs types de formats.

En effet, en ce moment, les journalistes recourent de plus en plus aux Smartphones pour réaliser toutes sortes de reportages, alors que le robot rédacteur est capable de rédiger une information sans l’assistance du journaliste.

Quant à Al Kitenge, qui a planché sur «les modèles économiques des médias congolais : pourquoi les organes de presse congolais ne sont-ils pas des succès financiers».  Il a relevé la nécessité de reformer en profondeur ce secteur dont les plus grands obstacles restent le caractère de «non entreprise» avec tous ses outils de gestion pour les organes de presse. Un autre grief de taille qui empêche l’essor des entreprises dans le pays, c’est le diktat des annonceurs qui ont divisé  le prix de la publicité par 4 depuis vingt ans.

            Parmi les solutions préconisées par Al Kitenge pour que le secteur de la presse soit performante, il y a entre  le regroupement d’entités afin d’organiser la masse critique  et assainir le secteur ; la constitution et la formalisation d’entreprises ; le recrutement des gestionnaires et le staff d’emplois formels ; l’amélioration des programmes ; le partenariat avec les banques, les alliances stratégiques ; l’appropriation des nouvelles technologies et enfin, les offres intégrées des médias.

            Tito Ndombi, en sa qualité de régulateur,  s’est  posé de multiples questions sur la nouvelle manière de réguler les médias face aux nombreux défis qu’apporte  la révolution numérique, notamment des contenus Web Tv, Webradio, qui ne passent plus par les canaux traditionnels. Que faire, quand les moyens traditionnels et les outils sont dépassés ? Face à l’internationalisation des contenus, comment protéger les consommateurs congolais ? etc.   Face à toutes ces mutations qui risquent de faire disparaitre la culture congolaise, le président du Csac a indiqué que son institution était  en train de mener  des études dans cette voie. En attendant, le Csac propose le renforcement du cadre réglementaire existant, la co-régulation afin de mettre en œuvre des nouvelles normes,  l’émergence de véritables entreprises de presse.

VAN