Le Comité directeur de la VSV s’est recueilli à Benseke-Futi

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Une délégation du Comité directeur de la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (V.S.V.), conduite par son directeur exécutif Dolly Ibefo Mbunga, s’est rendue hier 01 août 2011, au cimetière de Benseke-Futi/Nouvelle Cité, dans la commune de Mont-Ngafula pour se recueillir sur la tombe de Floribert Chebeya Bahizire. Ce dernier, avec son chauffeur et compagnon, Fidèle Bazana Edadi, ont trouvé la mort dans des conditions qui ne sont pas encore totalement élucidées dans les bureaux de l’Inspection générale de la Police. A leur arrivée devant la tombe de Floribert Chebeya, on a senti l’émotion étreindre tous les responsables de la VSV présents au cimetière. Dans un calme total, sans un mot, chaque membre de cette délégation a déposé une gerbe de fleurs sur la tombe de leur ancien directeur exécutif. Il s’en est suivi un long moment de méditation dans le silence.
          Par après, Dolly Ibefo a pris un balai qui se trouvait par là pour débarrasser les sables et poussières qui s’étaient déposés sur les carreaux du sépulcre. Il a été relayé par d’autres membres de la VSV. A la fin de cette toilette tombale, il s’est enfin confié à la presse pour préciser qu’au jour d’aujourd’hui, la VSV est venue se recueillir que sur cette seule tombe aux noms de deux personnes : F. Chebeya et Fidèle Bazana, car jusqu’à présent, elle est la seule qui leur est donnée. C’est pour cela, a-t-il affirmé avec vigueur, lui et son organisation ne baisseront pas les bras et ne dormiront pas tranquille aussi longtemps que Fidèle Bazana n’aura pas de sépulture digne de lui et que tous ceux qui ont participé de loin ou de près à l’assassinat de ces deux vaillants fils de la Rd Congo et défenseurs des droits humains n’auront pas subi le châtiment qu’ils méritent devant la loi. Car, en se rendant dans ces bureaux de la Police, les deux victimes allaient défendre les droits humains des autres. 
 
          Il a justifié par là les motivations qui l’ont poussé à aller en appel devant la Cour militaire, pour que le Chef de cette Police, le  Général John Numbi, qui reste le principal suspect, soit traduit devant les juridictions à même de connaître son cas. Pour la VSV, ceux qui ont été condamnés dans le procès devant la Cour militaire n’étaient que des exécutants. Enfin,  parlant du fonctionnement actuel de la VSV, il a signalé qu’on a tué un leader, un chef, mais Dieu a permis que d’autres leaders sortent et que le flambeau de la lutte pour les droits humains soit toujours porté très haut, comme le voulait Chebeya.
 
          Toutefois, les observateurs ont constaté que les autres Ong de droits humains n’ont pas songé à participer à ce recueillement en ce jour où elles se devaient de songer à leurs anciens collègues et frères de lutte tombés à travers le pays.
SAKAZ          

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