Le Comité de politique monétaire inquiet

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Les questions suscitées par de légères tensions observées ces derniers temps sur le marché de change, ont pu trouver hier soir, des réponses  auprès du vice-président du Comité de politique monétaire, le directeur général Jean Louis Kayembe wa Kayembe. C’était à l’occasion de la 2ième réunion du Comité de politique monétaire élargi tenue, à la Banque centrale du Congo, qui examinait  la situation économique et financière au 15 février 2010.

Au sujet du marché des biens et services, le directeur général de la BCC chargé de la politique monétaire et des opérations bancaires a noté qu’après le pic de 68,99 % atteint à la date du 15 janvier, l’inflation est tombée à 38,68 % au 12 février, contre un objectif de 15 % à fin décembre 2010. Il a rappelé qu’à la période correspondante de 2008 et 2009, le taux annualisé s’est situé respectivement à 15,54 % et 116,5 %, tandis qu’en cumul annuel, le niveau d’inflation a atteint 3,84 % contre un objectif de 3,7 % à fin février 2010. Jean Louis Kayembe wa Kayembe retient que l’inflation hebdomadaire s’est située sur le plateau de 0,27 % au cours des trois dernières semaines contre 0,99 % entre le 4 et le 24 janvier.
D’autre part, il a relevé une appréciation de 1,1 % du taux de change tant sur les marchés interbancaire, libre que parallèle après l’intervention de la BCC, le 28 janvier 2010 avec un montant de 10 millions de dollars, ainsi que la résurgence de légères tensions enregistrées sur le marché de change, principalement sur le segment du marché parallèle à partir du 10 février.
Il retient que l’exécution du plan de trésorerie de l’Etat a dégagé des excédents de trésorerie durant les 15 premiers jours du mois de février, et demeure toutefois inquiet quant à l’augmentation des dépenses publiques avec risque de détériorer le solde des opérations financières de l’Etat et d’exercer des pressions sur la demande des devises au cours de la deuxième semaine de ce mois.

Des mesures pour atténuer les tensions sur le marché de change

Le vice-président du CPM s’est par la suite, intéressé à l’évolution des instruments de politique monétaire dont notamment les Billets de trésorerie ( BTR), la réserve obligatoire  les interventions sur le marché des changes et la baisse de l’encours au refinancement. Globalement, il s’est dit  satisfait de la ponction des liquidités de 27,3 milliards de CDF.
Face à cette situation, le CPM a pris une série des mesures dont le maintien du taux d’intérêt directeur à son niveau actuel de 70 %, celui du coefficient des réserves obligatoire à 7 %, la constitution d’un fourchette crédible des BTR pour une meilleure régulation des liquidités, et la poursuite des efforts visant le renforcement de la surveillance de l’encours de refinancement aux banques, ainsi que la réduction des interventions sur le marché des changes aux cas d’extrême nécessité
Au gouvernement, le CPM a recommandé la gestion drastique des excédents de trésorerie par la limitation du volume des décaissements, en raison de l’exiguité  du marché de change, le maintien de la gestion sur base caisse, en vue de prévenir toute détérioration de la position nette de l’exécutif.

J.R.T.

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