Le Comité de politique monétaire baisse le taux directeur à 12,75 %

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La poursuite des tensions autour de la crise de la dette souveraine dans la zone Euro, évoquée abondamment au Sommet de G8 qui s’est tenu à Chicago, et fut suivi de très près par tous les milieux économiques et financiers de la planète, a permis aux chefs d’Etat et de gouvernement de discuter des voies et moyens d’empêcher la propagation de cette crise sur l’ensemble de l’Europe, et sur d’autres continents.
Cette situation inquiétante à plus d’un titre et qui ne doit pas laisser indifférents les dirigeants congolais et particulièrement l’autorité monétaire, a été abordée hier, à la 5 ème réunion ordinaire du Comité de politique monétaire élargi, par les membres de cette structure, sous la présidence du gouverneur de la Banque centrale du Congo.
 Sur base de plusieurs données en sa possession, cet organe-conseil du gouvernement a recommandé à l’exécutif, une attention soutenue face  à l’évolution de la conjoncture internationale, et l’adoption d’une attitude prudente dans la gestion de la politique monétaire et budgétaire.   
Lors de la restitution des travaux à la presse, le gouverneur de la BCC a affiché un certain optimisme suite à  la stabilité des fondamentaux de l’économie congolaise. Il a noté que sur le marché des biens et services, ses services avaient enregistré la stabilité des prix,  avec un taux d’inflation hebdomadaire qui s’est établi à 0,03 % contre 0,02 %, une semaine auparavant. Sur le marché de change, Jean-Claude Masangu s’est réjoui de relever une stabilité sur fond d’appréciation du franc congolais sur les différents segments de marché, notamment sur les marchés bancaires et libre, ainsi que sur le marché parallèle.
Le niveau des réserves internationales, a-t-il fait observer, s’est légèrement amélioré par rapport à fin décembre 2011, passant de 1,27 milliard de dollars, soit 7,2 semaines d’importations des biens et services à 1,33 milliard de dollars, soit 7,6 semaines d’importations.
 
Autre motif de satisfaction du président du Comité de politique monétaire : l’amélioration de la marge de positivité du taux directeur dont on dit qu’elle est liée au ralentissement de l’inflation en glissement annuel. Ce taux en termes réels atteint 6,8 points contre 4,8 points un mois plus tôt.
Rappelant les opérations d’adjudication des billets de trésorerie, le gouverneur de la BCC a relevé que l’encours se situe à 95 milliards de FC à la suite de la ponction de la liquidité de l’ordre de 5 milliards de FC effectuée à la troisième semaine de mai. Et d’ajouter que rapproché à l’encours de fin décembre 2011, il ressort une injection annuelle de 20 milliards de FC.
Un coup d’œil sur l’évolution de l’autre instrument de politique monétaire, Jean-Claude Masangu a fait savoir que le taux moyen pondéré nominal des BTR à 7 jours s’est inscrit en baisse de 0,08 point, s’établissant à 0,78 %. Pour lui, cette situation s’explique par la réduction de la fourchette d’appels d’offres des BTR dans un contexte de stabilité macro-économique avérée entretenue par la coordination des politiques budgétaire et monétaire.
Devant cette embellie présente de l’économie congolaise, le Comité de politique monétaire  a décidé de procéder à l’assouplissement de son dispositif de politique monétaire, avec à la clé la révision à la baisse du taux directeur de la BCC de 4, 25 points  qui passe de 17 % à 12,75 %. Autre décision prise, le maintien à son niveau actuel, du coefficient de la réserve obligatoire qui demeure à 7 %, tandis que la régulation de la liquidité se poursuivra au moyen des appels d’offres de BTR. D’autres détails sur l’analyse de l’évolution des différents paramètres de l’économie congolaise par les membres de cet organe-conseil du gouvernement seront donnés dans nos prochaines éditions. 
                                                                                                J.R.T. 

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