Le Cnongd s’inquiète de la misère galopante en RD Congo

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Dans une déclaration rendue publique, vendredi 27 juin 2014 et signée par Angèle Hahige,  présidente de son conseil d’administration,  le Cnongd tire la sonnette d’alarme sur la situation  socio-politique et économique que traverse le pays, mais propose également de pistes de solutions pouvant sortir la RDC de ce marasme post-élections du 28 novembre 2011. 

D’entrée de jeu, le Cnongd se dit très préoccupé par l’évolution du contexte politique et socio-économique de la période post concertations nationales qui devait pourtant décrisper l’atmosphère. Mais,  la situation ne fait que s’empirer  à cause  du comportement irrationnel des acteurs politiques qu’ils soient du pouvoir ou de l’opposition, des institutions d’appui à la démocratie dont la Ceni de la société civile.

Le gouvernement du consensus se fait attendre

Dans la foulée, le Cnongd,   tacle le Chef de l’Etat du fait de tarder à mettre en place le gouvernement de cohésion.

Il interpelle   pour cela le président de la République de  rendre public et opérationnel ce gouvernement tant attendu pour mettre en œuvre les résolutions  de ce forum dans le respect des lois du pays. Quant aux institutions d’appui à la démocratie, le Cnongd exhorte le Chef de l’Etat à leur mise en place rapide  afin que chacune remplisse sa mission. Il s’agit de la Commission nationale de droits de l’homme, du Conseil économique et social ainsi que de la Cour constitutionnelle.

Cette plateforme demande au président de la république  de prendre un engagement clair devant l’opinion tant nationale qu’internationale  sur le  strict respect de la Constitution dans ses clauses intangibles.

S’adressant au gouvernement actuel,  le Cnongd  dénonce l’inconstance et le laxisme de l’exécutif national, incapable de prendre en charge des questions essentielles liées à la vie de la nation,   notamment  la  question des expulsés de Brazzaville  dont la gestion calamiteuse a démontré à la face du monde  l’absence d’une protection diplomatique  des Congolais à l’étranger et la présence des forces négatives telles que les Fdlr et le M23 qui continuent à menacer et à saper la paix à l’Est du pays. Pour se faire, le Cnongd demande au gouvernement de faire preuve d’une gestion rationnelle, durable et intégrée de ce  dossier  ainsi que celui  des Fdlr pour qu’ils retournent dans leur pays d’origine ;  de doter le pays d’une politique étrangère adaptée aux exigences du monde actuel et au développement du contexte géostratégique ; d’inscrire dans son agenda prioritaire  la lutte contre la pauvreté et le respect des droits des Congolais  à l’étranger à travers  une politique proactive pour une protection efficace et efficiente de l’intégrité et de la souveraineté. Le Cnongd exhorte par ailleurs, la Monusco et le gouvernement de redoubler des efforts afin d’améliorer les stratégies dans la traque des force négatives qui menacent et fragilisent la paix  dans le pays, gage d’un développement durable.

Les opérateurs politiques et la société civile interpellés

A la majorité au pouvoir proche, le Cnongd suggère  d’aider le pays à s’inscrire résolument dans la perspective irréversible de l’alternance    démocratique et de s’interdire toute gestion par défi des questions  brûlantes de l’heure ; aider  le chef de l’Etat à jouer correctement et sans atermoiement son rôle de garant de la nation dans la gestion desdites questions.  A cette même majorité, le Cnongd demande de s’engager véritablement dans l’éducation civique et politique des citoyens.

A l’opposition, le Cnongd recommande de mieux s’organiser en interne  et à dépasser toutes  les divergences qui la fragilisent.

Face à un processus électoral  plombé dont le consensus a été   rompu par la publication d’un calendrier électoral partiel et controversé par la Commission électorale nationale indépendante  ainsi que par son caractère politisé,  le Cnongd  demande au parlement de veiller à l’adoption d’un calendrier électoral global, consensuel  conforme à la Constitution pour des scrutins crédibles et apaisés.

Enfin, la société civile doit conjuguer davantage d’efforts pour   participer au développement du pays, en refusant  tout clientélisme, opportunisme et l’inféodation aux forces politiques  de nature à  compromettre l’avenir du pays. Cette plateforme  invite la société civile à  jouer son rôle de contrepoids, de convertisseur social et de partenaire crédible des institutions publiques et privées, nationales et étrangères, engagées dans la recherche du mieux-être de la population congolaise.

VAN

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