Le casse-tête des embouteillages monstres à Bandalungwa

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IMG_0238Bandalungwa, commune qui assure la principale jonction routière avec les communes de Selembao et Bumbu, par l’avenue du 24 novembre, et la mairie de Kintambo, par l’avenue Kasa-Vubu, est depuis la semaine passée, le lieu commun des embouteillages monstres où les conducteurs grincheux perdent facilement leur latin, en l’absence d’un agent de la PSR chargé de réguler la circulation. Les chauffeurs des camions de transport, de bus, de taxis et de véhicules privés venant de Bumbu et de Selembao et même de l’UPN, sont déboussolés par l’ouverture du chantier au pont du rond-point Moulaert où s’activent déjà quelques travailleurs. Toutes les ruelles envahies par des véhicules, le dégagement sans l’assistance d’un policier devient alors un véritable casse-tête. Les nerfs à fleur de peau, l’énervement et les engueulades sont au rendez-vous. Particulièrement sur l’avenue Kasa-Vubu par où passent les automobiles venant de Kintambo et de Ma Campagne, et où débouchent les véhicules de Bandalungwa. On le comprend aisément, c’est dans ces bouchons que les engins aux moteur et radiateur fatigués rendent l’âme, et surgit souvent la panne sèche.

 L’OVD qui a réfléchi à ce problème et proposé quelques solutions aux automobilistes, ne communique pas assez, au point que l’information n’a pas bien circulé comme il se doit. Pourtant, elle a recommandé une orientation vers d’autres routes conduisant à Ngiri-Ngiri, par les avenues du revendeur de pièces de rechange d’occasion Tamak, et Makanza, qui peuvent bien régler cette équation.

Le pont du rond-point Moulaert fissuré et délabré par des trous, était, comme on le sait, menacé d’écroulement si la décision n’était pas prise à temps, pour arrêter le trafic intense, et lancer les travaux de sa réhabilitation. La semaine dernière, ce pont a été démoli, parce que le ministère des ITPR longtemps interpellé, devait s’atteler à sa reconstruction. Il nous faut saluer le fait qu’aucune catastrophe routière n’est survenue avant le démarrage des travaux. Une fois de plus, on ne peut que déplorer l’état d’abandon des avenues et des ruelles des quartiers Lingwala, Lumumba, Moulaert et Adoula, pouvant constituer des voies de dégagement sûr, sans désarticuler le trafic routier des véhicules sur les avenues du 24 novembre et Kasa-Vubu, juste au niveau de ce petit pont.

La grande question est celle de savoir si les véhicules de gros tonnages qui approvisionnaient les chambres froides et les magasins de vente des matériaux de construction de Bandalungwa, pourraient emprunter des voies secondaires mal entretenues et délabrées pour atteindre leurs différents points de déchargement sans causer plus d’embouteillages. Et si cela n’est pas prévu au programme des travaux de construction du pont du rond-point Moulaert, qu’attend-on pour résoudre cet autre problème de voies de dégagement abandonnées depuis l’époque coloniale à leur triste sort. En effet, la plupart des ruelles de Bandalungwa sont dans un état de délabrement avancé, au point que certaines ne sont plus praticables. Il en est de même des avenues et ruelles de Ngiri-Ngiri que l’on pouvait emprunter lors des travaux engagés sur les routes principales. Gouverner, c’est prévoir, dit-on. Et dans le domaine de la construction des infrastructures, le problème des voies secondaires et des ruelles à réhabiliter à Bandalungwa, Bumbu, Selembao et Ngiri-Ngiri, a toujours été renvoyé aux calendes grecques. Le temps est donc venu pour en faire une préoccupation. N’oublions pas aussi que suite à la destruction de certaines dalles assurant des voies de passage sur certains caniveaux, ces routes n’ont plus de sortie.

J.R.T.         

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