Le capital de la BCC passe de 60 à 213 milliards de CDF

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Le capital de la BCC qui s’était érodé suite à l’effondrement de l’économie congolaise, à l’hyperinflation et aux pertes chroniques, se chiffre actuellement à 60 FC. A l’issue de longs et harassants débats aussi bien avec l’Etat propriétaire, l’Assemblée nationale que le Sénat, ce capital de la Banque, a indiqué Jean-Claude Masangu lors de l’échange de vœux avec le personnel, passe ainsi de 60 FC à 213 milliards de FC. Cette recapitalisation se déroulera en deux étapes. En 2011, par l’incorporation de la plus-value de réévaluation des immobilisations pour un import de 109 milliards de FC. En 2012, par un apport de l’Etat propriétaire en capitaux frais pour le solde, soit 104 milliards de FC.

Les performances réalisées par notre pays sur le plan économique et qui nous ont valu l’atteinte de ce point d’achèvement, devraient à ses yeux, rapporter quatre bénéfices.

Au niveau du stock de la dette extérieure, la charge de la dette est devenue soutenable avec le nouveau stock de 2,9 milliards de dollars qui ne représente plus que 24 % du PIB contre 125 % auparavant, soit plus d’une année de production de richesse.
Au niveau de la dette, sa réduction sensible, note t-il, dégage des économies et crée un espace budgétaire pour des dépenses à consacrer à la lutte contre la pauvreté, dépenses recensées dans le DSCRP. Ces dépenses concernent les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’adduction d’eau et de l’électricité, tous ciblés dans les Cinq Chantiers de la république.
Au niveau des réserves internationales, le recul du service de la dette devrait, selon lui, conforter leur niveau. Ces réserves permettront à l’Institut d’émission d’intervenir sur le marché des changes en cas des chocs internes et externes pour maintenir la stabilité du cadre macroéconomique.

Enfin, au niveau des dettes autres que celles du Club de Paris, notamment celles du Club de Londres ou de Kinshasa, voire même celle de la dette intérieure, le gouvernement devrait s’atteler à obtenir les mêmes termes d’allègement que ceux du Club de Paris, afin d’optimiser l’impact de l’atteinte du point d’achèvement.
Le gouverneur s’est réjoui de l’état de santé du système financier congolais en 2010. La BCC a agréé 23 banques commerciales dont 20 opérationnelles, 120 coopératives d’épargne et de crédit, 19 institutions de la microfinance, 34 messageries financières et 12 bureaux de change.

Dans la foulée, il a noté que l’activité des banques agréées à fin septembre 2010, par une croissance en termes de total bilantaire passé de 1.881,63 millions de dollars au 31 décembre 2009 à 2.282,60 millions de dollars, soit 21 % d’augmentation, sans compter la Banque congolaise qui aujourd’hui, est en très sérieuses difficultés.
    D’autre part, cette embellie est due par une reconstitution des dépôts de la clientèle qui s’est chiffrée à 1.375,95 millions de dollars contre 1.183,16 millions de dollars pour la même période, soit 18 % d’augmentation. Et ce, excluant toujours la Banque congolaise. Il a été enregistré une progression de 8 % de l’encours des crédits établie à 864,53 millions de dollars.  Le gouverneur de la BCC a épinglé également l’évolution du Plan stratégique du développement de la BCC et du système financier congolais, et des efforts déployés dans le cadre de la modernisation et de la restructuration de la banque.  Note sombre évoquée, l’attaque survenue au système informatique de la BCC.
Il a terminé par esquisser les perspectives d’avenir, avant de souhaiter les voeux de la haute direction à l’ensemble du personnel de l’Institut d’émission.

                                J.R.T.  

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