Le Bâtonnier National Mbuy Mbiye à la tête d’une délégation de 40 avocats de la RDC

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Quarante avocats de la RDC conduits par les bâtonniers du Katanga, de Kinshasa-Gombe et Matete, de Mbuji-Mayi, du Sud-Kivu et du Bas-Congo vont effectuer dès ce jeudi le déplacement de Mbabane, au Swaziland, pour une rencontre des avocats de la SADC. La délégation congolaise sera dirigée par le Bâtonnier National MBUY-Mbiye Tanayi, qui garde encore les stigmates de son interpellation par le Parquet Général de la République, sur la base d’une lettre anonyme publiée sur le Net, mais dont tous les signaux donnent clairement des indications sur l’identité de son auteur et ses complices. Ceux-ci, on le sait, n’ont pas encore dit leur dernier mot et promettent de frapper fort à la moindre occasion.

    Après avoir examiné à la loupe les matériels de travail du Cabinet du Bâtonnier National, notamment tous les ordinateurs, les flasheurs, les disquettes ainsi que  tous les téléphones portables de Me MBUY-Mbiye, les inspecteurs de la Police Judiciaire des Parquets commis à cette tâche par le PGR viennent d’inviter le Bâtonnier National à les récupérer car ils ne contiennent aucun indice de culpabilité. Il en est de même des ordinateurs de l’épouse du Bâtonnier National et de son fils, des disquettes, des flasheurs ainsi que de leurs téléphones portables.
    Il se fait cependant que la saisie de ces matériels de travail a porté de préjudices sérieux aussi bien aux avocats associés au cabinet MBUY-MBIYE qu’à tous leurs clients tant physiques que moraux. D’autant plus que les textes des conclusions des avocats ainsi que ceux de toutes les procédures devant les cours et tribunaux se trouvaient dans les disques durs de ces ordinateurs et les différents flasheurs et disquettes.


    Tout en se réservant le droit d’initier des poursuites judiciaires contre l’Etat congolais pour ces préjudices moraux, psychologiques, matériels, financiers subis, les victimes de ces saisies se félicitent tout de même de l’issue heureuse de ce calvaire. Une issue qui détruit et met à nu les accusations contenues dans la lettre anonyme attribuée à un certain Ricky TSHISHIKU, un nom d’emprunt utilisé par le véritable auteur de cette missive et ses complices. Pendant tout le temps qu’ont duré ces saisies irrégulières et méchantes, les avocats du cabinet ne disposaient d’aucune pièce du dossier pour plaider les causes de leurs clients. Avec comme conséquence immédiate que certains clients, pour leur part, ont vu leurs affaires renvoyées aux calendes grecques ou au rôle général. Leur causant des préjudices financiers énormes quant au retard dans l’exécution des jugements et arrêts tant attendus.


    On rappelle à ce sujet que le Parquet Général de la République avait saisi le Doyen du Conseil de l’Ordre du Barreau près la Cour Suprême de Justice pour infliger au Bâtonnier National une sanction d’interdiction en attendant l’issue des enquêtes. Une démarche illégale et méchante que les avocats ont carrément rejetée pour ne pas perdre leur indépendance vis-à-vis de la magistrature, car considérée comme une violation des instruments juridiques internationaux, de la Constitution en vigueur et de la Charte Universelle des Droits de l’Homme auxquels la RDC a librement souscrit.


F.M.

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