Le 4me Congrès des abolitionnistes à Genève

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Le 4me Congrès mondial contre la peine de mort s’est ouvert mercredi à Genève. Solennelle, la cérémonie d’ouverture a connu la participation de plus de 1700 délégués venus de différents horizons. Hautes personnalités politiques, acteurs de la Société civile et autres journalistes, tous étaient là pour ce rendez-vous triennal dont l’ouverture a eu lieu au Palais des Nations, tandis que les travaux proprement dits se déroulent quant au Centre international des conférences de Genève.

Plusieurs discours ont marqué cette cérémonie. Tous les intervenants ont mis l’accent sur la nécessité de parvenir à l’abolition universelle de la peine capitale. Des personnalités comme madame Pascal Bruderer, présidente du Conseil national de la Confédération helvétique, José Luis Rodriguez Zapatero, Premier ministre espagnol et Président du Conseil de l’Union européenne, Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, Sergei Ordzhonikidzem Directeur général de l’Office des Nations unies à Genève; Raphaël Chenuil-Hazan, Directeur général de « Ensemble contre la Peine de Mort » ont pris la parole pour la circonstance.

Peu après, une conférence de presse a été donnée par quelques invites triés sur le volet, lesquels ont stigmatisé l’attitude de certains pays dits démocratiques mais qui continuent d’appliquer la peine capitale. Dans le lot figurent quatre pays emblématiques dont les Etats- Unis d’Amérique et le Japon. Sans compter la Chine et l’Iran qui, sous couvert d’arguments souvent teintes de religion, instrumentalisent la justice jusqu’à faire de la peine de mort une arme de répression politique.

Mais le 4ème Congrès, ce n’est pas seulement les discours officiels, c’est aussi et surtout le programme scientifique. Ainsi, une première session plénière a eu lieu avec pour thème notamment «Quels engagements des organisations internationales et régionales pour l’abolition de la peine de mort ? «.

Ce jeudi, une seconde session est prévue. Elle se penchera entre autres sur les violences, victimes et peine de mort: penser la réponse à la violence et la réparation des victimes sans peine de mort.

Nous y reviendrons.

 Germain KADIMA (Envoyé spécial à Genève)

 

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