Le 24 avril sous le signe de la violence policière à Kinshasa

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L’Opposition politique n’a pu tenir, le samedi 24 avril 2010, le grand rassemblement populaire qu’elle avait programmé sur le Boulevard Triomphal, dans la commune de Kasa-Vubu, à l’occasion du 20me anniversaire du déclenchement du processus de démocratisation dans notre pays. Alors qu’il avait été saisi par lettre depuis le 14 avril 2010, l’Hôtel de Ville de Kinshasa a attendu la veille pour informer les organisateurs de l’annulation de la manifestation, pour des raisons de sécurité.

Jugeant la décision arbitraire et illégale, leaders et combattants de l’Opposition se sont présentés, comme prévu, au lieu du rendez-vous. Mais, ici, le site était ceinturé par une escouade de policiers. Ceux-ci, exécutant sans doute un ordre de leur hiérarchie, ont commencé par se saisir des chaises en plastique et des instruments de sonorisation apprêtés pour la tenue du meeting, avant de disperser, à coups de matraques, les participants.

Plusieurs leaders de l’Opposition, notamment Martin Fayulu, député provincial et président de l’ECIDE (Engagement pour la Citoyenneté et le Développement), Albert Moleka, porte-parole et Assistant du président national de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès National) ainsi que Clément Kanku, président intérimaire de l’UN (Union pour la Nationa). Plusieurs dizaines de manifestants ont été également brutalisés et arrêtés. Tous étaient conduits à l’IPKIN (Inspection Provinciale de la Police de Kinshasa).

Libéré peu après, Martin Fayulu est revenu sur le lieu du meeting pour déplorer l’attitude de l’autorité urbaine et l’obstruction à la liberté d’expression.       

Eliane Tshiabu (stg/Unikin) et Anto Tshinguta (stg/Ifasic)

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