Le 17 ème sommet de l’Association africaine de crédit agricole

0
30

Kinshasa va abriter les travaux de la 17 ème assemblée générale de l’Association africaine de crédit agricole dont la cérémonie d’ouverture est prévue ce matin au Grand Hôtel Kinshasa. L’Afraca regroupe en son sein 26 pays africains et une centaine d’institutions membres. Les banques centrales assurent le leadership dans chaque pays, tandis que les banques commerciales et les institutions de la microfinance participent à la mise en œuvre des recommandations de cette organisation.

            Créée en 1979, par les gouvernements africains et les partenaires au développement, l’Afraca a pour objectif principal de relever les défis du monde rural en élaborant des législations et des mécanismes pouvant favoriser un accès plus large des paysans aux financements bancaires, jadis concentrés dans les villes. Ce qui permettra à la longue au monde rural africain, longtemps marginalisé et utilisant encore un équipement rudimentaire et des méthodes archaïques, de passer de l’agriculture de subsistance à la création de petites et moyennes entreprises agricoles et d’envisager à moyen et long termes l’industrialisation de l’agriculture en Afrique.

            Comme l’a révélé le secrétaire général de cette organisation, le francophone Masman Ouedraogo, à son arrivée à Kinshasa, la 17 ème assemblée générale de l’Afraca va débattre de plusieurs points, dont notamment l’élection du nouveau secrétaire général qui sera cette fois, un anglophone.

            Il s’agira en outre, d’examiner les progrès accomplis jusqu’ici dans la mise en œuvre du processus de la décentralisation du crédit agricole, de l’échange d’informations sur la marche de l’Afraca sur le continent, et d’exposer quelques expériences. Tel est le cas du système de Mobile banking, l’utilisation du téléphone portable dans les opérations bancaires. Avec ce système, ce n’est plus nécessaire d’être présent aux guichets de banques pour établir des bordereaux de retrait ou de transfert des fonds, un seul ordre communiqué au téléphone par le client à son banquier étant suffisant.

            A la faveur de la percée de NTIC et du téléphone portable, le monde connaît des mutations profondes qui requièrent de nouvelles législations dans la gestion du crédit agricole.

            Autre défi, l’Afraca qui ne veut pas demeurer en marge de ces avancées technologiques, s’est engagée à adapter ses structures et ses méthodes de travail à cette évolution, surtout qu’en Afrique, la fracture numérique est toujours grande.

            D’où l’agriculture africaine fait figure de parent pauvre et certains de ses produits ne sont pas compétitifs à l’heure de la mondialisation.

                                        J.R.T.  

LEAVE A REPLY

*