L’avenue Kasa-Vubu se meurt à petit feu

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L’avenue Kasa-Vubu, une des voies principales et la plus ancienne de la capitale, est terriblement dégradée à ses croisements avec les avenues Rwakadingi et Isoke, dans la commune de Kinshasa. L’asphalte à ces deux niveaux  commence à disparaître, laissant de gros trous béants sur la chaussée, mettant les automobilistes dans l’impossibilité de contourner ces nids-de-poules. Même les abords servant de trottoirs aux piétons sont dans un piteux état. Les automobilistes non informés de l’existence de ces trous, s’y enfoncent, au risque d’abîmer leurs amortisseurs et tuyaux d’échappement, et y restent bloqués. A moins que les jeunes habitants les environs viennent à leur secours, moyennant quelques billets de banque. Cette dégradation est à l’origine des embouteillages déplorés sur ce tronçon pendant les heures de pointe.

            Pourtant, l’état piteux de ce tronçon, à sens unique, devait interpeller les autorités compétentes car les véhicules en provenance du Marché central ou du Boulevard du 30 juin par exemple,  empruntent cette avenue pour atteindre le Pont-Kasa-Vubu. Ils sont obligés de passer par son croisement avec les avenues Rwakadingi et Isoke ; deux artères problématiques aux croisements à nids-de-poules. Pour contourner ces obstacles, certains conducteurs  faisant la ligne du marché central via l’avenue ex. Bokassa, ont pris l’habitude d’emprunter cette même route – pourtant à sens unique – pour leur retour jusqu’à son croisement avec l’avenue de la Funa.

            L’importance économique et sociale de cette avenue qui désenclave pas moins de huit communes de la capitale exige que le Gouvernement de la République et les autorités provinciales envisagent sérieusement, si pas son élargissement, du moins sa réhabilitation. « Nous roulons difficilement sur cette avenue particulièrement dans le tronçon compris entre Rwakadingi et Isoke à cause des nids de poules. Je me demande si les autorités attendent que la situation devienne catastrophique  pour réagir. Pourtant, la saison sèche devait être profitable pour résoudre ce problème définitivement. Malgré cela, les agents de la police routière continuent de nous tracasser sans se soucier de l’état de la route…  Ces agents de la PCR commis pour réguler la circulation sur les grandes artères ou les carrefours, sont-ils là pour tracasser les automobilistes ? », a déploré un conducteur de bus 207, dont le véhicule avait échoué dans un trou se trouvant au croisement Rwakadingi et Kasa-Vubu.

PersideDiawaku