L’assassinat de 100 civils au Nord-Kivu : la Monusco vérifie avant de s’exprimer

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 « Le chiffre de 100 morts n’est pas encore avéré », a répondu hier le porte-parole de la Monusco, Madnodje Mounoubai, à une question relative à l’assassinat à l’arme blanche d’une centaine des Congolais par les éléments des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). C’était au cours de la conférence de presse hebdomadaire des Nations Unies. 
 
Le porte-parole de la Monusco a signalé qu’hier « il était prévu un survol aérien de la zone concernée par les tueries, et aujourd’hui une équipe d’enquête sera dépêchée sur les lieux pour avoir un chiffre plus plausible ».  Pour la Monusco, jusque-là ce ne sont que des allégations, il n’y a pas encore de précision.
Les informations relatives à ce sujet rapportent que des rebelles FDLR et des miliciens Mai-Mai ont assassiné la semaine dernière à l’arme blanche plus de cents civils dans les groupements Ufamandu I et II, en territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu.
Il semble que les assaillants n’épargnaient personne sur leur passage et certains habitants auraient fui leur milieu d’origine pour se réfugier dans la localité de Busurungi.
Le chef de la collectivité de Katoyi aurait confirmé cette information lors d’une réunion tenue le dimanche 20 mai avec certains chefs des villages du Masisi. 
D’après les mêmes informations, tout serait parti le samedi 19 mai 2012 quand les éléments des FDLR ont tué 5 personnes, un homme et quatre enfants Bitoyi, 39 personnes à Kibati. 36 personnes ont été tuées à Kibuwa et 47 dans le village Kilina-Nyakisosi.   
Sur la situation sécuritaire dans la province du Nord-Kivu, le porte-parole militaire intérimaire, le colonel Diop a déclaré qu’elle restait caractérisée par une grande instabilité durant la semaine écoulée, à cause non seulement des opérations FARDC en cours contre les mutins de M23, mais aussi de la résurgence des activités criminelles perpétrées par les éléments des FDLR ou par les groupes Mai-Mai. 
Il a signalé que, compte tenu de l’impératif d’assurer la protection des populations civiles, dans un environnement sécuritaire globalement dégradé, la Force de la Monusco  a décidé de déclencher dans le Nord-Kivu, quatre opérations au niveau des territoires de Rutshuru, Lubero, Masisi et Walikale.
 
Jean-René Bompolonga

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