L’ASADHO exige la libération des membres de l’opposition politique détenus arbitrairement

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L’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme, ASADHO en sigle,  est préoccupée pour  les arrestations et détentions arbitraires  que  la Police Nationale continue à opérer contre les membres de l’opposition, particulièrement ceux de l’Union pour la Démocratie et le  Progrès Social, UDPS en sigle. 
En effet, en date du 01 juin 2012 à 12 heures,  Monsieur Freddy PINDI, Président de la Ligue de Jeunes de l’UDPS/Kinshasa,  et  Messieurs  Pierre LWABEYA et TSHIYOYO, tous membres de l’UDPS, ont été  arrêtés par la Police  alors qu’ils rendaient visite à leurs collègues détenus au CPRK (Centre Pénitentiaire de Rééducation  de Kinshasa) à Kinshasa.
Actuellement détenus à la DEMIAP (Détection militaire des activités anti-patrie), il leur serait reproché plusieurs  faits dont le recrutement des militaires au sein  de la prison.  
Ils sont privés de leurs droits fondamentaux dont le droit de visite  et celui d’être assistés par un avocat à tous les niveaux de la procédure pénale. 
 
L’ASADHO relève que depuis le lancement du processus électoral, plusieurs membres de l’UDPS ont été arrêtés et détenus illégalement par la Police Nationale Congolaise ou par les services de sécurité à travers tout le pays et particulièrement dans la ville de Kinshasa.7 membres de l’UDPS ont été condamnés arbitrairement par le Tribunal de Grande Instance de Matete à Kinshasa à 10 ans de servitude pénale principale. 
L’opposition politique étant reconnue par la Constitution de la République, l’ASADHO estime que toutes arrestations et détentions arbitraires opérées contre un citoyen congolais  à cause de ses activités politiques ou appartenance à un parti politique de l’opposition constitue une violation des droits fondamentaux consacrés par les instruments juridiques nationaux et internationaux.
 
Face à ce qui précède, elle recommande : 
*  Au Gouvernement de la République : 
  
– De mettre fin à tout acte de nature à porter atteinte (harcèlement, arrestation et détention arbitraires…) aux droits reconnus aux membres de l’opposition politique 
  
* Au Procureur Général de la République : 
  
– De faire libérer les membres de l’UDPS détenus à la DEMIAP ou de les faire traduire en justice, 
  
–   D’engager des poursuites judiciaires contre les policiers qui ont procédé aux arrestations et détention arbitraire du Président de la Ligue de Jeunes de l’UDPS et ses autres collègues. 
Fait à Kinshasa, 
le 19 juin 2012. 
 
                       ASADHO

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