L’artiste Thierry Mitendo dans ses premiers pas

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Thierry Mitendo est bien le fils de son père, le député Mitendo Mwadi Yandi. Le point commun est qu’ils sont tous artistes engagés mais chacun a son option. Le père est metteur en scène de théâtre et dramaturge alors que le fils évolue dans les arts plastiques, précisément la peinture. « L’art est inné en moi. Je ne fais pas ce que mon père fait et je ne suis que la continuité de son œuvre!», lance-t-il à l’exposition de ses toiles qui se clôture en fin juillet au n° 45 de l’avenue Haute Tension, au quartier Jamaïque, dans la commune de Ngaliema. 

            Thierry nous y invite à travers ses 15 toiles à la « prise de conscience » sans laquelle toute fondation sera vouée à l’échec.

            Dans « l’extase musicale », le peintre montre l’évolution de la musique congolaise vers l’immoralité. « Des dépravations de mœurs aux conséquences lourdes pour la société congolaise qui se voit tirer d’en bas. Il faudrait sauvegarder notre culture africaine. »

            Quant à la toile « Le dialogue du cinquantenaire », elle tombe à pic. Par devoir de mémoire, ses concitoyens ne doivent pas jeter de l’opprobre sur les pères de la nation congolaise. Thierry représente sur sa peinture des personnages dont les têtes et les bras sont coupés. Comme pour interpeller chacun de nous à revêtir l’esprit de solidarité pour l’unité et le respect des droits de l’homme en Rd Congo. Alors que le tableau « J’ai érigé » est peint en trois couleurs. Le rouge exprime le sang qui a coulé depuis 1960 jusqu’à ce jour ; le jaune pour signifier la richesse et l’espoir et  le bleu-ciel qui entoure la carte géographique du Congo pour indiquer que Dieu est avec nous…

            Thierry Mitendo est  à sa seconde exposition. La 1ère a eu lieu à la Fondation Mzee Kabila et s’intitulait  « Maman, je ne suis pas sorcier ».

            Dynamique, ce jeune gradué en arts plastique encadre les shégués et enfants démunis à l’art pictural. D’où son atelier s’appelle « Lumière d’Afrique »  afin de faire valoir le trésor oublié.

Dorcas Nsomue et

Eddy Kabeya

 

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