L’AR mobilise aussi pour le départ de Kabila

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En lieu et place des meetings du Rassemblement des Forces Politiques Sociales Acquises au Changement prévus hier dimanche 20 août 2017 sur la feuille de route établie au terme de son second Conclave, en juillet dernier, les groupements politiques membres de cette méga
plate-forme de l’opposition ont organisé des matinées politiques en interne.

A l’Alternance pour la République, cadres et militants se sont donné rendez-vous au nouveau siège de l’ENVOL, sur l’avenue de l’Enseignement, dans la commune de Kasa-Vubu.

En l’absence de son Coordonateur, Delly Sessanga, et de son Secrétaire exécutif, Jean-Bertrand Ewanga, en mission à l’extérieur du pays, le député national Grégoire Kiro, membre du Conseil des présidents de l’AR, et Secretaire exécutif du RCD/K-ML (Rassemblement Congolais pour la Démocratie/Kisangani-Mouvement de Libération) a pris
la relève. Il était assisté, dans cet exercice, des représentants de l’ENVOL, SCODE, FCR, CONADE, etc.

A cette occasion, Grégoire Kiro a fait la restitution des résolutions adoptées lors du Conclave du Rassemblement pour gagner la rude bataille de l’alternance démocratique au sommet de l’Etat au plus tard le 31 décembre 2017. Il a appelé cadres et militants de l’Alternance présents à la matinée politique à s’approprier la feuille de route du Conclave et à être prêts à participer aux différentes actions à mener au lendemain de ce forum pour obtenir les élections dans le délai fixé par l’Accord de la Saint Sylvestre.

Le Secrétaire exécutif de l’Alternance pour la République a martelé
que Joseph Kabila doit impérativement quitter le pouvoir le 31
décembre 2017, avec ou sans la tenue des élections. Grégoire Kiro a
souligné que le Rassemblement n’entend plus dialoguer avec le pouvoir
en place, qui a abusé de sa bonne foi en tripatouillant le compromis
politique du 31 décembre 2016.
D’après ce sociétaire de l’Alternance pour la République, la majorité
au pouvoir s’était servie du dialogue de la CENCO pour désamorcer la
mobilisation générale du peuple congolais autour du départ impératif
de Joseph Kabila du pouvoir à la fin de son deuxième et dernier
mandat, le 19 décembre 2016, conformément à la Constitution.
Il en a profité pour dénoncer les manœuvres politiciennes de la
Majorité Présidentielle pour se maintenir au pouvoir contre la volonté
de plus de 70 millions de Congolais. « Si Joseph Kabila s’entête,
a-t-il prévenu, il fera face à son peuple ».
ERIC WEMBA