L’après 30 juin et les életions de 2011 : AMP vers un méga parti !

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Les cerveaux commencent à tourner à la vitesse « V » au sein de l’Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP), laisse-t-on entendre. Après l’alerte du «Courant Rénovateur» de Fabrice Puela et compagnie en fin d’année 2009 puis le séisme manqué du «Centre Libéral Patriotique» (CLP) de Olivier Kamitatu, José Endundo, Antipas Nyamwisi et Modeste Bahati, une nouvelle idée est en train de prendre corps. C’est celle du projet de  mutation de l’AMP en un méga parti politique, après le 30 juin 2010.

Selon les indiscrétions parvenues au Phare, certains membres du pré-carré présidentiel estiment qu’en vue d’une meilleure cohésion, d’une plus grande discipline et d’efficacité au sein de la famille politique du Chef de l’Etat, les différents partis et plates-formes politiques affiliés à l’AMP devraient disparaître pour faire place à une seule formation politique d’envergure nationale. Concrètement, on ne devrait plus parler du PPRD (Parti du Peuple pour la Reconstruction et le Développement), du Palu (Parti Lumumbiste Unifié), de l’Udemo (Union des Démocrates Mobutistes), de l’ARC (Alliance pour le Renouveau du Congo), du RCD-K-ML (Rassemblement Congolais pour la Démocratie-Kisangani-Mouvement de Libération), du MSR (Mouvement Social pour la République), du PDC (Parti Démocrate Chrétien), etc.

Cadres comme militants du PPRD et ceux d’autres partis satellites seraient automatiquement versés dans un grand rassemblement politique appelé à donner le maximum de chances à tous et à chacun des candidats de l’AMP aux élections de 2011, à tous les niveaux. L’objectif avéré des architectes d’une méga AMP serait de mettre à la disposition de Joseph Kabila une machine électorale qui écraserait tout sur son passage.

Le besoin de la mise sur pied d’une formation politique unique dans le camp de la majorité actuellement au pouvoir serait né à la suite des crises à répétition qu’elle vit au fil du temps et des velléités de contestation voire de rébellions à l’égard de son leadership. Les attitudes indépendantistes qu’affichent certains leaders des partis et plates-formes membres de l’AMP inquiéteraient tellement l’entourage du Chef de l’Etat, indique-t-on, que certains de ses inconditionnels trouvent que la meilleure façon de contrôler les ambitions politiques de tous serait de les embrigader dans un même parti politique.

Manifestement, les partis ou cartels alliés ou des leaders qui n’accepteraient pas la démarche seraient invités à quitter l’AMP, nouvelle formule. L’heure du grand choix et d ela redistribution des cartes politiques serait toute proche.

Une AMP transformée en parti politique ne poserait plus, au Chef de l’Etat, le problème de la gestion des humeurs d’une multitude de « chefs » ni de la mauvaise lecture ou application de ses directives. Il n’aurait plus à convoquer des réunions à la ferme de Kingankati pour des mises en garde aux « rénovateurs », aux « centristes patriotes » ou à une société civile malade de sa politisation à outrance. Le projet étant encore partagé au sein d’un cercle restreint de libres penseurs, il convient d’attendre l’après 30 juin pour savoir s’il va s’arrêter au niveau de l’intention ou être effectivement matérialisé. Mais, de l’avis de certains partisans de la majorité présidentielle, grandes restent ses chances de passer du rêve à la réalité.

Kimp.

 

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