L’appel au dialogue était destiné aux Enyele, rectifie la Monuc

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 «Nous ne pouvons que déplorer le recours aux armes comme moyen d’expression ou de revendication. Nous encourageons tout le monde à utiliser le dialogue, les échanges et d’autres moyens pacifiques pour faire entendre sa voix ». Cette phrase d’Alan Doss, patron de la Monuc, abondamment rapportée et commentée par les médias la semaine dernière, a exceptionnellement fait l’objet d’une mise au point hier mercredi 14 avril 2010 au cours du point de presse hebdomadaire de la Mission.

A cet effet, son porte-parole, Madnodje Mounoubai, a tenu à éclairer la lanterne de l’opinion en précisant que le Représentant spécial faisait appel à ceux qui ont pris des armes contre les autorités légitimes à abandonner à violence. « Ce n’est pas le gouvernement qui fait recours aux armes. Ce n’est pas le gouvernement qui veut faire entendre sa voix. Le Représentant spécial faisait appel à ceux qui ont pris des armes contre les autorités légitimes à abandonner la violence » a-t-il précisé. Avant d’ajouter que cette déclaration n’était pas dirigée vers le gouvernement, comme certains l’auraient mal interprété.

Se refusant à engager toute polémique, malgré ces accusations, la Monuc rappelle que la sécurité intérieure et extérieure d’un pays fait partie des fonctions régaliennes d’un Etat. « Des fonctions qui ne font en principe l’objet d’aucune délégation », clame Mounoubai.

Rappelons que dans les propos accusateurs de Lambert Mende, il est fait allusion de l’immobilisme des casques bleus armés de mitrailleuses alors qu’un armateur dénommé Mongaba se faisait assassiner à 25 mètres de la guérite où se trouvait déployée la mitrailleuse.  

Tshieke Bukasa

 

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