Lancement de l’action «drépadon» en RDC

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En marge de la journée internationale de la drépanocytose, Gisèle Mandaila, députée bruxelloise d’origine congolaise, en collaboration avec  le Centre de formation et d’appui sanitaire (CEFA) et le Centre hospitalier Monkole, a procédé au lancement de l’action «Drépadon», mardi soir à l’hôtel Venus. L’objectif de cette action consiste, à récolter  des fonds en vue d’atteindre l’objectif 100. Celui d’arriver à prendre en charge cent  enfants drépanocytaires, chacun appelé à bénéficier d’une somme de 300 dollars américains l’an au titre de frais des soins. « Drépadon » vise, en outre, à sensibiliser les personnes de bonne volonté à mobiliser plus de don  en faveur des  drépanocytaires.
En sa qualité d’ambassadrice internationale de la lutte contre la drépanocytose, Mme Mandaila a remis symboliquement un chèque d’une valeur de 10.000 dollars américains pour ces âmes à sauver. 
« C’est avec amertume que je remets ce montant qui ne pourra prendre en charge que 33 enfants drépanocytaires au lieu de 100. Mais je ne désespère pas en tant qu’une femme très combative. », a-t-elle  regretté. Elle a précisé que l’enveloppe sera répartie entre le centre hospitalier de Monkole et le centre de santé «La semence de Yolo». Elle a toutefois invité les membres du gouvernement à concourir à la pérennisation  de l’initiative. 
 
Après la projection d’un documentaire sur la drépanocytose,  des médecins spécialistes en la matière ont tour à tour, devant un auditoire assoiffé d’en savoir plus, exposé sur des thèmes très émouvants. Notamment sur des sujets ayant trait aux généralités sur la drépanocytose et intérêt du dépistage néonatal ; aux complications rénales de la drépanocytose ; à la prise en charge de la drépanocytose ; à la place de l’éducation thérapeutique dans la prise en charge de la drépanocytose ; à la sécurité transfusionnelle et drépanocytose. Enfin, le sujet en rapport avec la problématique de l’intégration de la drépanocytose dans le paquet minimum d’activités des zones de santé a été également développé.
Il ressort de ces exposés que 300 000 enfants dans le monde naissent chaque année avec l’anémie falciforme qui touche, selon des statistiques, plus la race noire. Environ 200.000 personnes victimes de cette maladie liée au sexe meurent par an. 
 
Environ 2% « SS » en RDC
 
En République Démocratique du Congo, 50 000 enfants naissent drépanocytaires. Environ 30 % de la population est porteur  du gène AS, 2% des nouveau-nés sont atteints de la forme homozygote, c’est-à-dire SS. La mortalité et la morbidité sont fortement élevées avec 50 à 75% de décès avant 5 ans. 
L’accent a également été mis sur l’importance de l’accompagnement psychosocial et du transfert des connaissances  à tous, comme moyens efficaces pour améliorer la qualité de vie des enfants drépanocytaires.
 
En vue de contribuer à l’amélioration de la prise en charge et la connaissance des mesures préventives, dix règles d’or nécessitent d’être observées. Il s’agit, ont insisté les intervenants, de faire consulter chaque mois au centre de santé même en dehors des crises ;de bien se laver le corps et les dents pour éviter les infections ; de surveiller la température car si elle est supérieure à 38%c ou si l’enfant est chaud, donner le paracétamol et amener au centre de santé. Ce n’est pas tout. Il y a lieu de souligner la place de la boisson, l’eau principalement, qu’il revient de boire 2 à 3 litres par jour ; éviter les endroits mal aérés, l’altitude et le voyage en avion non pressurisé ; avoir  une alimentation variée, équilibrée et suffisante  (de construction, de protection et d’énergie) ; surveiller la couleur des yeux et des urines (amener au centre de santé si ce dernier est foncé) ; éviter tout ce qui peut ralentir ou bloquer la circulation du sang(vêtement trop serré, jambes croisées, tresse trop serrée, ceinture, chaussures, etc.).
 
Enfin, il a été démontré la place du sommeil. Pour les spécialistes, il est recommandé de dormir au moins 7 heures par nuit tout en évitant les efforts physiques très intenses et prolongés (match de foot, catch, course, natation, cyclisme, transport des bagages lourds…)
Prenant la parole pour clôturer la cérémonie, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, Macaire Mwangu a reconnu que la drépanocytose est un problème de société et « nous devons mettre nos forces ensemble pour prendre ça à bras le corps ». Il a assuré qu’il va amplifier la vulgarisation de la prise en charge des enfants drépanocytaires dans les écoles. Au préalable, a-t-il souhaité, que les parents connaissent l’état de santé de l’enfant et informent l’école. 
 
             SSN

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